J’aimerais tellement vous souhaiter une belle année, pleine d’amour, de projets, de lumière, de fluidité, de joie, d’abondance et de richesse. Mais est-ce que je serais lucide ? Est-ce que je serais honnête avec vous ?
Quand on regarde l’état actuel de notre société, comment pourrais-je simplement écrire des vœux creux et dire “bonne année” ? Ce serait presque indécent.
Oui, j’aimerais vous souhaiter le meilleur, mais il faut savoir regarder la réalité en face. Et la réalité, c’est qu’en 2026, nous entrons dans une période charnière, une époque où tout s’effrite : les valeurs, la culture, la conscience… Le monde change, mais pas toujours dans le bon sens.
Je le dis sans détour : je suis effarée. Et au risque de passer pour une hippie, cela fait des années que ma télévision est éteinte. Pourquoi ? Parce que vivre dans l’illusion, c’est précisément ce qui a causé la perte de l’humanité. Nous avons confondu confort et éveil, distraction et liberté.
Une société qui préfère rêver sa vie plutôt que la vivre
L’humanité s’endort devant les écrans du confort
Aujourd’hui, l’être humain préfère être allongé sur son canapé plutôt que d’affronter sa propre vie. Il passe des heures à regarder des vidéos, les unes après les autres, sur différentes plateformes telles que Disney+, Netflix ou Prime Video, ou encore sur des formats courts qui viennent occuper chaque minute disponible.
Ainsi, les heures deviennent des soirées, et les soirées deviennent des journées entières passées à consommer des histoires qui ne sont pas les siennes, à absorber des émotions fabriquées, à suivre des récits pré-mâchés, plutôt que de sortir, de sentir l’air, d’écouter ses propres pensées ou simplement d’affronter sa réalité.
Peu à peu, l’écran est devenu un refuge permanent, un cocon artificiel où l’on croit se protéger du monde. Comme si tout ce qui pouvait arriver de beau ou de tragique dans une vie devait désormais se trouver derrière une image animée, une intrigue hollywoodienne ou une série américaine bien formatée.
Et pourtant, ce qui est le plus tragique, c’est qu’à force de vivre par procuration, on finit par croire que ces vies fictionnelles sont plus réelles que la nôtre, que ce que l’on ressent pour un personnage à l’écran compte davantage que ce que l’on ressent pour soi-même.
Désormais, on rêve sa vie depuis son canapé. On scrolle, comme les jeunes disent, encore et encore, jusqu’à l’épuisement. On déverse ses pensées, ses émotions, chacun persuadé de détenir la vérité ultime, et pourtant tout cela ne mène qu’à une grande confusion intérieure.
L’humanité est endormie, anesthésiée par les séries, par le cinéma, par les réseaux, par ces contenus rapides qui se succèdent sans pause, par cette addiction à la distraction permanente.
L’amour virtuel : la grande illusion du siècle
Tomber amoureux d’un programme : le drame de notre époque
Et que dire de l’amour, dans tout cela ? L’être humain veut rencontrer quelqu’un, mais sans sortir de chez lui. Il rêve de l’amour, mais ne veut plus faire d’efforts. Il veut être compris, mais ne veut plus parler. Il veut une relation, mais sans compromis.
Alors, pour combler le vide, il se tourne vers la technologie. Désormais, certains avouent être tombés amoureux d’applications mobiles, de partenaires virtuels générés par intelligence artificielle. Oui, des personnes ont reconnu être tombées amoureuses d’une application. Vous vous rendez compte ? Incroyable ! Mais où va le monde ?
Nous avons remplacé la chaleur du contact par le confort de la simulation. Nous avons troqué la sincérité des émotions pour la douceur programmée des réponses automatisées. L’être humain préfère le virtuel, car il est sans risque, sans rejet et sans désordre. Mais aimer sans âme, sans regard, sans présence, est-ce encore aimer ?
C’est cela, la tragédie actuelle : nous avons voulu dompter l’amour pour ne plus souffrir, mais ce faisant, nous avons tué la rencontre.
Une humanité sous tension : le poids du système
Travailler, payer, recommencer : la boucle infernale
Quel est le sens même de votre vie aujourd’hui, à part travailler et payer les factures ? À part survivre dans un monde qui nous épuise et nous vide ?
Même ceux qui rêvent d’indépendance finissent par se heurter au mur du système. Vous vous dites : “Allez, cette année, je deviens mon propre patron.” Mais vous imaginez les charges, les taxes, les cotisations ? On nous saigne aux quatre veines.
Vous voulez ouvrir un commerce ? Ce fut votre rêve depuis toujours ? Ne le faites pas. Pas maintenant. Pas dans un monde où les marchés étrangers envahissent tout, où les petites structures s’effondrent sous le poids des coûts, où les franchises ferment les unes après les autres.
Et pendant ce temps, les dirigeants s’imaginent qu’un Français moyen gagne 2 500 euros par mois. Mais qu’ils viennent faire leurs courses, qu’ils passent à la caisse derrière une mère célibataire avec deux enfants à Noël. Ils verraient la réalité. Et la réalité, c’est qu’il faut être solide, vraiment solide, pour ne pas sombrer.
Fatigue des consciences : l’éveil impossible ?
Je n’ai plus envie de réveiller ceux qui veulent dormir
Je l’ai souvent dit : il faut que l’être humain se réveille. Mais à force de le répéter, même moi, je n’ai plus envie. Parce que j’ai beau prévenir, alerter, tendre la main, parfois j’ai l’impression de parler dans le vide.
Moi aussi, je suis humaine. Moi aussi, je ressens la lassitude. Moi aussi, j’en ai assez de répéter les mêmes vérités à des oreilles fermées. Alors, en 2026, je choisis autre chose.
Je ne vais plus courir après ceux qui refusent d’entendre. Je vais faire ce que j’aime et créer ce qui me parle. Je ne ferai plus des contenus juste pour “réveiller les consciences”. En résumé, je vais suivre ce qui m’anime profondément.
Vers le mystère, le paranormal et la vérité
Le paranormal comme miroir de la conscience humaine
Je l’avais déjà annoncé dans une émission : je me tourne désormais vers le paranormal, les enquêtes et les faits historiques. Parce que je sens que c’est là, dans l’ombre, que se cachent encore des fragments de vérité.
Dans ce vide culturel et spirituel, je crois que ma fonction est là : éveiller autrement. Pas par la morale, pas par les discours, mais par l’exploration. Interroger l’invisible, c’est une manière d’ouvrir la conscience. Peut-être est-ce ma voie. Peut-être pas. Mais au moins, j’y serai vivante.
2026 : l’année du miroir
Entre chaos et révélation, il faudra choisir
2026 ne sera pas une année facile. Ce sera une année de miroir, une année où le monde extérieur reflétera notre monde intérieur. Tout ce que nous avons fui reviendra : nos peurs, nos contradictions, nos illusions.
Les masques continueront de tomber, les vérités éclateront et chacun devra répondre à une seule question : “Qui suis-je, quand tout s’effondre autour de moi ?”
Le chaos n’est pas la fin. Il est le commencement de quelque chose de vrai.
Mes vœux pour 2026
Alors non, je ne vous souhaite pas une “bonne” année, comme on le dit machinalement. Ces vœux automatiques n’ont plus de sens, pas dans un monde où tant d’êtres humains vivent dans le brouillard de l’illusion. Je vous souhaite bien plus : une année lucide, consciente et courageuse.
Une année où vous cesserez de rêver votre vie pour enfin la vivre, pleinement, avec la force de ceux qui choisissent la vérité plutôt que la facilité. Une année où vous oserez reprendre votre place dans le réel, là où tout est plus vrai, plus vibrant, plus humain.
Je vous souhaite de retrouver la saveur du réel, même quand il dérange. Parce que c’est dans les aspérités de la vie que se cachent les plus grandes beautés. Le réel pique parfois, mais il guérit toujours.
Retrouver la douceur du vrai
Je vous souhaite de lever les yeux vers le ciel plutôt que vers les écrans, de respirer l’air du monde au lieu de l’air conditionné des illusions. Aimez pour de vrai, avec vos hésitations, vos élans, vos maladresses, vos frissons… Aimez sans script, sans filtre et surtout sans perfection.
Et surtout, soyez tendres avec vous-mêmes.
Apprenez à vous pardonner, à respecter votre rythme, à accueillir vos émotions comme des messages et non comme des faiblesses. L’éveil de la conscience ne se fait pas dans la rigidité mais dans la bienveillance. On ne s’élève pas en se jugeant : on s’élève en s’acceptant.
Prenez soin de votre esprit comme de votre cœur. Entourez-vous de ce qui nourrit votre âme, pas de ce qui la vide. Tournez-vous vers les personnes, les lieux et les projets qui vous font du bien, qui vous élèvent au lieu de vous user.
Parce qu’en vérité, le monde n’a pas besoin de plus de perfection : il a besoin de plus d’authenticité.
Quand la vérité devient lumière
2026 ne sera pas tendre, mais elle sera juste. Et dans cette justesse, il y aura des éclats de lumière, des renaissances inattendues et des instants de pure clarté.
C’est souvent quand tout semble s’effondrer que la vie nous offre enfin un sens.
Alors non, je ne vous souhaite pas le confort, je vous souhaite la clarté.
Je ne vous souhaite pas l’oubli, je vous souhaite la présence.
Et je ne vous souhaite pas la perfection, je vous souhaite l’humain dans tout ce qu’il a de fragile, de grand et de lumineux.
Puissiez-vous, en 2026, redevenir vivants !
Avec toute mon affection,
Sophie Vitali
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