Un vampire est une figure mythologique issue du folklore européen, désignant un mort-vivant supposé se nourrir du sang ou de l’énergie vitale des vivants. Le mythe apparaît principalement en Europe de l’Est au XVIIe siècle, dans des contextes d’épidémies et de croyances liées aux revenants.
Définition du vampire : folklore, anthropologie et croyances populaires
Le vampire est une figure mythologique issue du folklore européen, principalement d’Europe centrale et orientale. Il désigne un mort-vivant revenant du royaume des morts pour se nourrir du sang ou de l’énergie vitale des vivants. Dans les traditions serbes, roumaines et bulgares du XVIIe et XVIIIe siècle, ces créatures sont appelées upir, strigoi ou moroi.
Anthropologiquement, le mythe du vampire émerge dans des contextes d’épidémies, de famines et de mortalité élevée. Les communautés rurales, confrontées à des phénomènes biologiques mal compris (gonflement des cadavres, écoulements sanguins post-mortem, retard de décomposition) interprètent ces signes comme des preuves de revenants.
Le vampire devient ainsi un mécanisme culturel d’explication face à l’invisible. Il traduit une angoisse collective liée à la mort, à la contagion et à la rupture de l’ordre naturel.
Origine historique du mythe des vampires en Europe de l’Est
Les premières “chasses aux vampires” documentées apparaissent au XVIIIe siècle dans l’Empire austro-hongrois. Des rapports militaires autrichiens mentionnent des exhumations de corps suspectés de vampirisme en Serbie et en Moravie.
Ces archives montrent que les autorités elles-mêmes prenaient ces accusations au sérieux. Les cadavres étaient parfois décapités, brûlés ou transpercés d’un pieu. Ces pratiques rituelles visaient à empêcher le défunt de “revenir”.
L’historien Paul Barber a démontré que ces croyances reposaient en grande partie sur une mauvaise compréhension des processus naturels de décomposition. Le mythe s’ancre donc dans un contexte médico-culturel précis.
Dracula : Vlad III, Bram Stoker et la construction littéraire du vampire moderne
Le comte Dracula naît en 1897 sous la plume de Bram Stoker. L’auteur s’inspire du prince Vlad III de Valachie, surnommé Vlad l’Empaleur. Toutefois, le lien entre Vlad III et le vampirisme reste essentiellement symbolique et marketing.
Stoker structure son roman autour des peurs victoriennes : sexualité réprimée, invasion étrangère, dégénérescence morale. Dracula devient alors un aristocrate transylvanien, immortel et prédateur, capable de se transformer en chauve-souris ou en brouillard.
Ce roman fixe durablement les codes modernes du vampire : aversion à la lumière, besoin de sang, immortalité, séduction. Il influence profondément la littérature gothique et la culture populaire mondiale.
Vampires dans les cultures du monde : comparaisons anthropologiques
Le vampirisme ne se limite pas à l’Europe. En Chine, le Jiangshi absorbe l’énergie vitale (qi). En Inde, certaines traditions évoquent les vetala, esprits habitant les cadavres. En Afrique, des récits parlent d’entités nocturnes drainant la force vitale.
Ces figures possèdent des caractéristiques communes :
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Interaction avec les morts
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Absorption d’énergie ou de sang
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Transgression des frontières entre vie et mort
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Lien avec les peurs collectives
Le vampire apparaît donc comme un archétype universel lié à l’angoisse de la mortalité.
Le vampire au cinéma : évolution d’un archétype culturel
Le film Nosferatu (1922) de Murnau marque la première grande adaptation visuelle du mythe. L’esthétique expressionniste accentue la dimension monstrueuse et nocturne.
Dans les années 1930, Hollywood romantise la figure vampirique. Plus tard, les productions contemporaines introduisent un vampire introspectif, torturé, parfois héroïque. Cette mutation reflète les évolutions sociétales concernant le désir, la marginalité et la sexualité.
Le vampire devient progressivement un miroir des préoccupations modernes : identité, pouvoir, altérité.
Vampirisme et paranormal : entre croyance et métaphore énergétique
Scientifiquement, aucun élément ne prouve l’existence de vampires biologiques. Cependant, le vampirisme subsiste comme concept symbolique dans certaines pratiques ésotériques contemporaines.
On parle notamment de “vampirisme énergétique”, notion métaphorique désignant une personne absorbant l’énergie émotionnelle d’autrui. Cette expression relève davantage de la psychologie relationnelle que du surnaturel.
Le vampire, dans cette perspective, devient une figure symbolique de la dépendance, de la manipulation ou de la prédation émotionnelle.
Analyse symbolique : immortalité, désir et peur collective
Aujourd’hui, certaines enquêtes paranormales évoquent des présences vampiriques comme des entités spectrales : des ombres glissant entre les tombes dans les nuits d’orage, des silhouettes furtives dans les cimetières ou des voix chuchotées près des caveaux anciens.
Ces manifestations ne relèvent pas du vampirisme énergétique, mais plutôt d’un phénomène gothique : présence du passé et mémoire obsédante d’un défunt refusant le repos éternel.
Pas de succion de sang, mais une traque psychique, une attache paranormale à un lieu ou un souvenir.
Tableau Comparatif des Figures Vampiriques
| Culture | Nom | Caractéristique principale | Période d’apparition |
|---|---|---|---|
| Roumanie | Strigoi | Mort revenant suceur de sang | XVIIe siècle |
| Serbie | Upir | Revenant nocturne | XVIIIe siècle |
| Chine | Jiangshi | Absorbe l’énergie vitale (qi) | Dynastie Qing |
| Inde | Vetala | Esprit occupant un cadavre | Textes sanskrits anciens |
| Grèce | Lamia | Créature féminine prédatrice | Antiquité |
Tableau Comparatif des Figures Vampiriques
🧛 ROUMANIE – STRIGOI
Caractéristique : Mort revenant suceur de sang
Période : XVIIe siècle
Figure emblématique du folklore roumain, le strigoi symbolise la peur des morts non apaisés.
🧛 SERBIE – UPIR
Caractéristique : Revenant nocturne
Période : XVIIIe siècle
L’upir apparaît dans des rapports historiques évoquant des croyances vampiriques.
🧛 CHINE – JIANGSHI
Caractéristique : Absorbe l’énergie vitale (qi)
Période : Dynastie Qing
Le Jiangshi illustre une version énergétique du mythe vampirique asiatique.
🧛 INDE – VETALA
Caractéristique : Esprit occupant un cadavre
Période : Textes sanskrits anciens
Le Vetala habite les corps sans vie dans les récits traditionnels indiens.
🧛 GRÈCE – LAMIA
Caractéristique : Créature féminine prédatrice
Période : Antiquité
La Lamia incarne une figure tragique et prédatrice du vampirisme antique.
Analyse Culturelle Approfondie du Mythe
Le vampire ne représente pas seulement la peur de la mort. Il symbolise aussi la transgression des frontières : entre vie et mort, désir et interdiction, pouvoir et marginalité.
Dans les sociétés rurales d’Europe centrale, les épisodes de “vampirisme” apparaissent souvent lors de crises sanitaires. La communauté cherche une explication à la propagation des maladies. Le cadavre devient alors le coupable symbolique.
Progressivement, la littérature gothique transforme cette figure paysanne en aristocrate mystérieux. Ce glissement social n’est pas anodin : il reflète la peur de l’élite étrangère infiltrant la société victorienne.
Élisabeth Báthory : origine du vampire féminin
Dans l’histoire des figures féminines associées au vampirisme, une légende revient toujours : Élisabeth Báthory. En effet, celle-ci est surnommée la comtesse sanglante. Au tournant du XVIIᵉ siècle, elle est soupçonnée de bains de sang et de meurtres rituels. Ainsi, son nom reste durablement lié aux origines du mythe vampirique féminin.
Elle incarne une figure à la fois terriblement réelle et profondément mystique. En réalité, son histoire se situe à la frontière du paranormal et de l’horreur historique, là où se construit l’imaginaire collectif.
Pour découvrir son histoire fascinante, entre cruauté documentée, mysticisme et légendes vampiriques, vous pouvez lire mon article complet :
👉Élisabeth Báthory, la comtesse vampire
Vampire et Psychologie Jungienne
D’un point de vue symbolique, le vampire peut représenter l’Ombre décrite par Carl Gustav Jung. Il incarne la part refoulée de la psyché, celle que nous rejetons mais qui nous attire.
L’immortalité vampirique traduit également une angoisse humaine fondamentale : le refus de la finitude. Le vampire vit éternellement, mais au prix d’une malédiction.
C’est cette tension entre désir et damnation qui nourrit sa fascination contemporaine.
Enquête paranormale et analyse spirituelle : le regard de Sophie Vitali sur les mythes vampiriques
En tant que médium, parapsychologue et enquêtrice du paranormal, j’analyse la figure du vampire à travers une approche de terrain, à la fois énergétique, historique et symbolique. Contrairement aux représentations cinématographiques souvent spectaculaires, mon étude repose sur l’observation des lieux, des mémoires et des vibrations qui les traversent.
Approche de terrain et observation énergétique
Ces recherches s’inscrivent dans le prolongement de mes enquêtes diffusées sur Kurious Anima, menées aux côtés de Didier Santiago.
À travers ces émissions, nous explorons les croyances ancestrales, les traditions oubliées et les mémoires des lieux, afin de comprendre ce qui nourrit encore aujourd’hui les récits vampiriques.
Ainsi, chaque mythe est replacé dans son contexte culturel et spirituel.
De plus, nous analysons les archétypes collectifs et les phénomènes inexpliqués qui nourrissent ces récits depuis des siècles.
C’est pourquoi, le vampire ne doit pas être vu uniquement comme une créature de fiction.
Il représente aussi une construction énergétique et symbolique profondément ancrée dans l’inconscient humain et certaines traditions occultes.
Archétypes collectifs et mémoire culturelle
Ainsi, chaque mythe est replacé dans son contexte culturel, historique et spirituel. De plus, nous analysons les archétypes collectifs et les phénomènes inexpliqués qui, depuis des siècles, façonnent l’imaginaire autour du vampire.
Vampire : construction symbolique et énergétique
C’est pourquoi le vampire ne doit pas être perçu uniquement comme une créature de fiction. Il représente aussi une construction énergétique et symbolique profondément ancrée dans l’inconscient humain, mais également dans certaines traditions occultes transmises à travers le temps.
Vampire : mythe, cinéma et miroir de l’inconscient
Depuis que je m’intéresse aux mystères de l’au-delà, le vampire demeure pour moi une figure aussi fascinante qu’insaisissable. Il n’est pas seulement un mythe ancien ou une créature d’horreur. Il est ce reflet ténébreux de nos désirs, de nos peurs… et parfois de nos blessures invisibles.
Au fil des siècles, il s’est métamorphosé. Tantôt monstre assoiffé de sang, tantôt dandy romantique, parfois âme errante condamnée à l’éternité, il hante nos cimetières, nos légendes et nos cauchemars collectifs.
Il me suffit de marcher entre les tombes du Père-Lachaise pour ressentir ce silence chargé et cette vibration étrange : celle que seuls les lieux imprégnés de mémoire conservent. Là-bas, les morts ne dorment jamais tout à fait. Ils veillent.
Le vampire au cinéma contemporain
Avec son film Dracula, sorti le 30 juillet 2025, Luc Besson rend hommage à cette dimension gothique et paranormale. Il ne montre pas un vampire caricatural, mais un être tourmenté, en quête de sens presque humain.
Une vision qui rejoint l’intuition que j’ai toujours eue : le vampire est moins un prédateur qu’un miroir. Il est une présence intemporelle, un archétype vivant qui nous murmure à l’oreille lorsque le monde s’endort.
FAQ – Vampires : mythe, histoire, croyances et cinéma par Sophie Vitali
R : Le mythe des vampires trouve ses racines dans de nombreuses cultures anciennes, notamment en Europe de l’Est. Il symbolise la peur de la mort, des maladies, et de l’inconnu, avec des récits remontant à l’Antiquité.
R : Oui, le personnage de Dracula est inspiré de Vlad III l’Empaleur, un prince roumain du XVe siècle réputé pour sa cruauté. Bram Stoker s’en est servi pour créer le célèbre vampire de son roman en 1897.
R : Absolument. En Asie, en Afrique ou en Amérique, on retrouve des figures similaires : Asanbosam au Ghana, Jiangshi en Chine, ou encore les Soucouyants dans les Caraïbes. Chaque culture a ses créatures vampiriques.
R : Oui. Le cinéma a largement façonné l’image romantique et gothique du vampire, notamment à travers des films comme Nosferatu, Dracula, Entretien avec un vampire, ou plus récemment Twilight.
R : Le vampire classique est une créature mythique qui se nourrit de sang. Le vampire énergétique, lui, est une notion spirituelle ou psychique : il s’agit de personnes qui “aspirent” l’énergie vitale des autres de manière inconsciente ou intentionnelle.
R : Certains témoignages associent manifestations paranormales, sensations de présence, rêves étranges et croyances vampiriques. Sophie Vitali explore ces liens dans une perspective ésotérique et culturelle.
R : Il est recommandé d’utiliser des techniques de protection énergétique comme la visualisation, les pierres de protection (obsidienne, tourmaline noire), ou des rituels de purification pour éviter les fuites d’énergie.

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