En résumé : le Curé d’Ars, Jean-Marie Vianney (1786-1859), est un prêtre français devenu saint en 1925 et patron des curés. Il confessait jusqu’à seize heures par jour à Ars-sur-Formans et on lui attribue des guérisons, la lecture des cœurs et des combats contre le diable, le « grappin ».

Son corps, exhumé en 1885 et en 1904, a été retrouvé desséché mais complet ; il repose dans une châsse de la basilique d’Ars, le visage couvert d’un masque de cire.

Avec Didier Santiago, j’ai enquêté sur place : face à sa statue, nous avons vécu un phénomène troublant, que je vous raconte ici.

Qui était le Curé d’Ars ? Le saint que je suis allée filmer

Statue du Curé d’Ars observée lors du documentaire « La statue vivante ? » avec Sophie Vitali et Didier Santiago devant le sanctuaire d’Ars-sur-Formans sur Kurious Anima

Un village de 230 habitants, un prêtre qui a failli être renvoyé du séminaire, et pourtant près de 100 000 pèlerins par an dans ses dernières années. Voilà l’énigme du Curé d’Ars. De son vrai nom Jean-Marie Vianney, ce prêtre de campagne, né en 1786 près de Lyon, a passé quarante et un ans dans ce coin de l’Ain. Et toute la France venait s’y confesser.

Pourquoi une telle affluence ? Parce qu’on lui attribue des guérisons, un don pour lire dans les cœurs et un combat nocturne contre le diable, qu’il appelait « le grappin ». De plus, après sa mort en 1859, son corps a été exhumé deux fois. Aujourd’hui encore, il repose visible dans la basilique d’Ars.

C’est pour cela que, avec Didier Santiago, je suis allée enquêter sur place pour la chaîne Kurious Anima. Or, face à sa statue, nous avons vécu un moment que nous n’oublierons jamais. Je vous raconte tout, mais d’abord, remontons le fil de sa vie.

Biographie de Jean-Marie Vianney, de Dardilly à Ars

Rien ne prédestinait ce petit berger à la célébrité. À Dardilly, Jean-Marie garde les moutons et apprend ses prières avec sa mère. Or, sous la Terreur, les prêtres qui refusent de prêter serment se cachent. Il fait donc sa première communion en secret, dans une grange aux volets clos.

Ensuite, le séminaire est un calvaire pour lui. Le latin lui résiste, les examens tournent mal, on le renvoie même une fois. Il s’accroche pourtant. Heureusement, son maître, l’abbé Balley, le fait travailler sans relâche et plaide sa cause.

Enfin, en 1818, l’Église l’envoie à Ars, un poste que personne ne veut. Voici donc les grandes étapes d’une vie hors norme.

8 mai 1786

Naissance à Dardilly

Jean-Marie Vianney naît dans une famille de paysans, près de Lyon. Il grandit pendant la Révolution et assiste à des messes célébrées en secret.

13 août 1815

Ordination à Grenoble

Après des années d’échecs en latin, il est enfin ordonné prêtre. Ses professeurs le jugent limité ; son évêque, lui, mise sur sa piété.

9 février 1818

Arrivée à Ars-sur-Formans

Il est nommé dans un village d’environ 230 habitants, réputé indifférent à la religion. Il n’en repartira plus.

Fin 1823

Début du « grappin »

Les premiers bruits nocturnes éclatent au presbytère. Ils le poursuivront, par vagues, pendant plus de trente ans.

4 août 1859

Mort à 73 ans

Épuisé par des nuits sans sommeil et des journées entières au confessionnal, il s’éteint à Ars. Toute la région vient se recueillir.

1885 et 1904

Deux exhumations

Son corps est ouvert à deux reprises pour les procès de l’Église. Il est retrouvé desséché, noirci, mais complet.

1905, 1925, 1929

Bienheureux, saint, patron

Pie X le béatifie en 1905, Pie XI le canonise le 31 mai 1925, puis le proclame patron des curés en 1929.

Pour les dates officielles, je me suis appuyée sur la fiche Wikipédia de Jean-Marie Vianney, qui cite les archives du procès de canonisation.

La confession : jusqu’à seize heures par jour

Le vrai « miracle » d’Ars, pour ses contemporains, c’est le confessionnal. En effet, dans ses dernières années, le Curé d’Ars y passe jusqu’à seize heures par jour. Il se lève vers une heure du matin, et des pèlerins l’attendent déjà dans l’église.

Rapidement, la foule devient telle qu’une ligne de diligences, puis le train, desservent le village. Certains patientent même plusieurs jours avant de le voir. En attendant, ils dorment dans les granges, chez l’habitant, parfois sous le porche.

Pourquoi une telle ferveur ? Parce que, selon de nombreux témoins, il lisait dans les cœurs. Il rappelait des fautes que le pénitent avait tues, ou devinait un drame avant qu’on le lui confie. Sa phrase la plus célèbre résume son approche : « Dieu est plus prompt à pardonner que nous à demander pardon. »

Les miracles du Curé d’Ars

Les miracles du Curé d’Ars font sa réputation de son vivant. Pourtant, lui-même s’en agace, et c’est un fait bien documenté. « Je ne fais rien », répète-t-il en substance, et il renvoie tout le monde vers sa « chère petite sainte », Philomène.

Des guérisons attestées par des témoins

Lors du procès de canonisation, plusieurs guérisons sont examinées. Par exemple, on cite une jeune fille jugée incurable par les médecins locaux, ou encore une femme partiellement paralysée qui remarche après son passage à Ars.

Le miracle du grenier de la Providence

Par ailleurs, en 1824, il fonde la Providence, un foyer pour jeunes filles pauvres. C’est précisément là que se produisent les deux prodiges les plus racontés : le blé et le pain.

Guérisons

Les malades de sainte Philomène

Des infirmes repartent guéris d’Ars. Le curé refuse d’en prendre le mérite et les attribue à sainte Philomène, à qui il fait construire une chapelle.

La Providence

Le grenier rempli de blé

Entre 1828 et 1830, l’orphelinat qu’il a fondé manque de grain. Après une nuit de prière, le grenier vide est, selon les témoins, retrouvé plein.

La Providence

Le pain qui suffit

Les directrices de l’orphelinat attestent avoir tiré assez de pains pour toutes les pensionnaires d’une quantité de farine manifestement insuffisante.

Clairvoyance

La lecture des cœurs

Des dizaines de témoignages rapportent qu’il connaissait la vie des inconnus avant qu’ils ne parlent. C’est son don le plus souvent cité au procès.

Soyons clairs : aucun de ces faits n’a été constaté par la science moderne. Ils nous parviennent par des témoignages recueillis lors des enquêtes de l’Église. Si ces questions vous passionnent, je les compare aux phénomènes de Padre Pio et de Marthe Robin, sur qui nous avons aussi enquêté avec Didier.

Le grappin : quand le diable harcelait le Curé d’Ars

Fin 1823, les nuits du presbytère deviennent un enfer. D’abord, des coups frappent la porte. Puis des bruits de pas montent l’escalier, et une voix semble chanter dans la cheminée. Alors, le curé baptise son tourmenteur d’un nom familier : le grappin, c’est-à-dire le diable.

Un lit déplacé en pleine nuit

L’épisode le plus connu se déroule à Saint-Trivier, lors d’une mission, pendant l’hiver 1826-1827. Au départ, les prêtres présents se moquent de ses récits. Puis, en pleine nuit, le vacarme éclate, et on retrouve son lit tiré au milieu de la chambre. Dès lors, plus personne ne rit.

Un signe, selon lui, de bonnes confessions

Étonnamment, le Curé d’Ars ne s’affole pas. Au contraire, il remarque que le grappin s’agite davantage avant l’arrivée d’un grand pécheur. Pour lui, le bruit annonce donc une conversion. Je vous parle d’autres combats de ce genre dans mon article sur l’exorcisme.

Ce que je retiens en tant que médium : dans les lieux que j’étudie, les manifestations violentes surviennent souvent autour d’une personne en pleine tension intérieure. Le Curé d’Ars, qui dormait trois heures par nuit et portait la détresse de milliers de pénitents, correspond à ce profil. Cela n’enlève rien au mystère : cela lui donne un cadre.

Le corps du Curé d’Ars est-il intact ?

C’est la question qui revient le plus souvent dans vos recherches : le corps du Curé d’Ars est-il conservé ? La réponse est nuancée, et c’est justement ce qui la rend fascinante.

Comment est mort le Curé d’Ars ?

Le 4 août 1859, au petit matin, Jean-Marie Vianney meurt à 73 ans, dans son presbytère. Il est littéralement épuisé. Aussitôt, des milliers de personnes défilent devant sa dépouille, et l’Église ouvre rapidement sa cause.

Deux exhumations, en 1885 et en 1904

En 1885, vingt-six ans après sa mort, on ouvre le cercueil. Les mains sont momifiées et noircies, la tête desséchée, mais les traits restent reconnaissables.

Ensuite, en 1904, lors de la seconde exhumation, tous les membres sont intacts. C’est donc ce corps, recouvert d’un visage en cire, que l’on peut voir aujourd’hui.

Ce que l’on entendCe que disent les sources
« Son corps est incorruptible »Il n’est pas resté comme au jour de sa mort. En 1904, il est décrit desséché et noirci, mais complet, les membres en position naturelle.
« Son visage est intact »Le visage que voient les pèlerins est un masque de cire, posé sur le corps pour l’exposition.
« Il est enterré à Ars »Il n’est pas sous terre : il repose dans une châsse vitrée, au cœur de la basilique d’Ars-sur-Formans.
« Son cœur est à Ars »Oui. Le cœur est conservé à part, dans un reliquaire, et part parfois en tournée à l’étranger.

La statue vivante du Curé d’Ars : ce que nous avons filmé

En février 2026, Didier Santiago et moi avons posé nos caméras au sanctuaire d’Ars pour l’émission « Curé d’Ars : la statue vivante ? ». Au départ, notre but était simple : raconter sa vie sur les lieux mêmes où il l’a vécue.

Et puis, devant la basilique, face à la grande statue du saint, quelque chose s’est produit. Nous l’avons vue vibrer, tous les deux, au même instant, de nos propres yeux. Précisons-le tout de suite : ce n’est pas la caméra qui a capté ce phénomène. C’est nous.

Un malaise, une poussière dans l’œil, un séisme ?

Sur le moment, chacun a cherché une explication rationnelle. Moi, j’ai cru un instant que je faisais un AVC. Didier, lui, pensait avoir quelque chose dans l’œil. Ensuite, nous nous sommes dit qu’un tremblement de terre venait peut-être de se produire, et que la presse en parlerait le lendemain. Or, il n’y a rien eu.

J’ai même tenté de bouger la statue. Impossible : elle pèse plus d’une centaine de kilos. Par ailleurs, Christine, qui nous accompagnait ce jour-là, n’a rien vu. Il n’y a donc que nous deux.

Ce qu’a révélé une lecture des annales akashiques

Je ne vous demande pas de me croire sur parole. En revanche, je vous raconte exactement ce que nous avons vécu, et je vous laisse juger sur pièces. Pour suivre nos enquêtes de terrain, abonnez-vous à la chaîne Kurious Anima.

De retour, nous avons demandé confirmation à une personne que nous connaissons bien, qui se connecte aux annales akashiques. Sa réponse a été nette : ce n’est pas la statue qui a bougé. C’est l’essence du Curé d’Ars qui s’est manifestée à nous.

Le témoignage de Didier Santiago : « la statue a bougé au moment précis où je trouvais cela ridicule »

Didier a tenu à raconter, avec ses mots, ce qu’il a vécu ce jour-là devant la statue. Je lui laisse donc la parole, car son récit complète le mien : nous n’avons pas vécu la même chose de la même façon.

« Il y a des moments rares dans une vie dont on ne mesure l’importance qu’après coup. Ce qui nous est arrivé devant la statue du Curé d’Ars en fait partie. Et ce n’est pas un mot galvaudé : nous étions deux, Sophie et moi, et nous étions filmés. »

Une « guerre froide » par peur du ridicule

« Quand j’ai regardé cette statue, j’ai eu l’impression d’un instant suspendu. Puis j’ai vu la statue entière vibrer, et surtout la main, cette main tendue vers nous, qui tremblait. Sur le moment, je me suis dit que j’étais fatigué, que j’avais mal mangé, que quelque chose n’allait pas chez moi. Et à l’instant précis où je trouvais tout cela ridicule, la statue a bougé de nouveau. Là, j’ai compris que ce n’était pas de mon fait. »

« Pourtant, ni Sophie ni moi n’osions parler. C’était une sorte de guerre froide : chacun avait vu, chacun se taisait, par peur de passer pour un doux dingue. C’est Sophie qui a brisé la glace en me confiant qu’elle l’avait vu aussi. Je lui ai répondu : “Tu l’as vu ?” Et c’est comme cela que tout s’est dit. »

Un témoin, c’est une explication ; deux témoins, c’est autre chose

« Cela m’a rassuré et effrayé en même temps. Une personne seule qui voit quelque chose, il existe toujours une explication rationnelle. Deux personnes qui voient exactement la même chose, au même instant, on entre dans l’irrationnel. Et nous avions un triptyque exceptionnel : nous étions deux, nous étions filmés, et nous étions précisément en train de tourner un sujet sur le Curé d’Ars. »

La femme qui nous a donné le « mode d’emploi » de la statue

« Comme pour ajouter une confirmation à la confirmation, nous avons croisé juste après une femme qui suit nos émissions. Sans rien savoir de ce que nous venions de vivre, elle nous a dit : “Il a la main tendue parce qu’il vous bénit. Venez, que je vous bénisse : c’est le message.” »

« Puis elle nous a expliqué ce que Sophie et moi ignorions totalement : il faut se baisser et poser sa tête sous cette main tendue, se mettre à sa hauteur, car Jean-Marie Vianney était un homme de petit gabarit et la statue est à son échelle. Nous l’avons fait, et toute l’équipe l’a filmé, Christine comprise. »

Ce qui n’a pas été filmé

« Nous connaissons quelqu’un que nous considérons comme un sage, doté d’une médiumnité exceptionnelle, qui n’est pas sur les réseaux sociaux. Chacun de notre côté, sans nous concerter, nous lui avons posé la question. La réponse a été la même : il s’est bien passé quelque chose, et ce n’était pas de notre invention. »

« Jusqu’au bout, nous avons douté. Il faut toujours douter, y compris de ses propres doutes. Mais ici, le faisceau d’indices est tellement énorme qu’on ne peut plus douter de ce que nous avons vécu avec Jean-Marie Vianney. »

Les autres signes de cette journée

« Un peu plus loin, nous avons été reçus, avec passion et sans compter son temps, par le président de l’association qui veille sur une maison liée au saint. C’est une partie très importante du documentaire. Il nous a montré, dans une même pièce, le passage de trois personnes aujourd’hui canonisées par l’Église, dont Jean-Paul II, et même le micro dans lequel le pape avait parlé, chose qui touche l’ingénieur du son que je suis. »

« Nous avons aussi vu une statue de Jean-Marie Vianney en chocolat, à taille réelle, et le musée de cire où sa voix et ses paroles sont restituées. Une phrase m’a marqué : “Je n’ai jamais été aussi proche de Dieu que dans la pénitence et dans la faim.” »

Pourquoi ce visage austère m’a finalement touché

« Je le précise : au départ, je n’étais pas attiré par ce personnage, au contraire. Ce visage creusé parce qu’il mangeait peu, ces yeux qui font presque peur, cette allure sèche et autoritaire… Et pourtant, derrière, une gentillesse et un sourire incroyablement radieux. »

« Il avait compris que ce n’est pas dans l’opulence que l’on s’approche du divin, mais dans le strict nécessaire. Quand tout va bien matériellement, on se tourne peu vers la spiritualité ; quand les solutions visibles sont épuisées, on se tourne vers l’invisible. Il y a une nourriture spirituelle dont nous avons tous besoin, et le Curé d’Ars l’avait compris bien avant tout le monde. »

« Les signes n’ont pas de préférence »

« Au départ, on se dit : ce n’est pas pour nous. Assister à quelque chose d’exceptionnel et le refuser, c’est souvent un manque de reconnaissance de sa propre valeur : “pourquoi un miracle se produirait-il pour moi ?” Mais les signes n’ont pas de préférence, pas de couleur, pas de nationalité, pas de Dieu particulier. Ils se produisent là où ils doivent se produire, pour la personne à qui ils sont destinés. »

Visiter Ars-sur-Formans aujourd’hui

Ars-sur-Formans se trouve dans l’Ain, à une trentaine de kilomètres au nord de Lyon. Certes, le village a gardé une taille modeste. Pourtant, il accueille près d’un demi-million de visiteurs par an.

Quand je m’y suis rendue, j’ai été frappée par le contraste. D’un côté, une basilique imposante ; de l’autre, la maison toute simple où un homme a vécu presque sans dormir ni manger. Autrement dit, ce décalage dit beaucoup de l’empreinte qu’il a laissée.

Voici ce que je vous conseille de voir sur place.

À voir

La basilique et la châsse

La petite église de son époque a été englobée dans une basilique. Le corps du saint y repose dans une châsse vitrée, sous le regard des pèlerins.

À voir

La maison du Curé

Sa chambre, son lit étroit et ses objets du quotidien sont conservés. On y mesure l’austérité de sa vie.

À voir

Le musée de cire

Des scènes en cire racontent les grands moments de sa vie, du berger de Dardilly au confesseur d’Ars.

Chaque année

Le 4 août

Sa fête liturgique, le jour anniversaire de sa mort, rassemble prêtres et pèlerins venus du monde entier.

Si les lieux chargés d’histoire vous attirent, ne manquez pas mon enquête au couvent des Ursulines de Viriville, tournée elle aussi avec Didier, ni l’abbaye de Saint-Antoine en Isère.

La prière du Curé d’Ars

« Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie. Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer. »Début de l’Acte d’amour du saint Curé d’Ars

Cette prière, appelée Acte d’amour, est la plus récitée de toutes celles qu’on lui attribue. Ainsi, beaucoup de fidèles la disent en neuvaine, pendant neuf jours, pour lui confier une intention : une conversion, une réconciliation, une vocation.

D’ailleurs, pour lui, la prière n’a rien de compliqué. « Si nous comprenions bien ce que c’est que la prière, nous mourrions d’amour », disait-il. J’aime cette simplicité, car elle rejoint ce que je transmets sur le lien avec nos guides spirituels : un dialogue sincère vaut mieux qu’une formule parfaite.

Curé d’Ars, Padre Pio, Thérèse de Lisieux : le comparatif

CritèreCuré d’ArsPadre PioThérèse de Lisieux
Vie1786 à 18591887 à 19681873 à 1897
LieuArs-sur-Formans (Ain)San Giovanni Rotondo (Italie)Carmel de Lisieux (Normandie)
Don le plus citéLecture des cœursStigmates et bilocationVie mystique intérieure
Phénomène associéLe « grappin »Combats contre le démonPluie de roses promise
Canonisation192520021925
TitrePatron des curésSaint populaire mondialDocteure de l’Église

Le point commun des trois ? Des phénomènes que la science n’explique pas, et une influence qui a largement dépassé leur vivant. En revanche, le Curé d’Ars se distingue par sa place : il n’est ni moine ni mystique cloîtré, mais un curé de terrain, au contact des gens.

Mon regard de médium sur le Curé d’Ars

On me demande souvent si le Curé d’Ars était « médium ». Je veux être prudente : c’était un prêtre, et il aurait refusé ce mot. En effet, l’Église parle plutôt de charisme, un don reçu de Dieu.

Pourtant, ce qu’on décrit chez lui, deviner une vie avant qu’on la raconte, ressemble beaucoup à ce que j’appelle la clairvoyance. Cependant, la différence tient au cadre. Lui recevait ces informations dans la prière ; je les reçois en consultation. Néanmoins, dans les deux cas, l’essentiel reste le même : l’écoute.

Voilà pourquoi il me touche autant. Il a passé sa vie à accueillir des gens perdus, sans jamais les juger. Finalement, c’est la plus belle définition du don.

Résumé : ce qu’il faut retenir du Curé d’Ars

Qui ? Jean-Marie Vianney (1786-1859), curé d’Ars-sur-Formans pendant quarante et un ans, canonisé en 1925 et patron des curés.

Pourquoi célèbre ? Pour ses journées entières au confessionnal, son don de lire dans les cœurs, ses miracles et ses combats contre le « grappin ».

Son corps ? Exhumé en 1885 et en 1904, desséché mais complet. Il repose dans une châsse de la basilique d’Ars, le visage recouvert de cire.

La statue vivante ? Devant la basilique, Didier Santiago et moi avons vu la statue du saint vibrer, de nos propres yeux. Une lecture des annales akashiques nous a ensuite confirmé que l’essence du Curé d’Ars s’était manifestée. À voir dans l’émission Kurious Anima.

FAQ : vos questions sur le Curé d’Ars

Qui est le Curé d’Ars ?

Le Curé d’Ars est Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre catholique français nommé en 1818 à Ars-sur-Formans, dans l’Ain. Célèbre pour ses journées entières au confessionnal et son don de lire dans les cœurs, il a été canonisé en 1925 puis proclamé patron des curés en 1929.

Pourquoi le Curé d’Ars est-il connu ?

Il est connu pour avoir confessé jusqu’à seize heures par jour des pèlerins venus de toute la France, pour les guérisons et prodiges qu’on lui attribue, comme le grenier de blé de la Providence, et pour ses combats nocturnes contre le diable, qu’il surnommait le grappin.

Le corps du Curé d’Ars est-il intact ?

Pas au sens strict. Lors des exhumations de 1885 et de 1904, son corps a été retrouvé desséché et noirci, mais complet, avec les membres en position naturelle. Le visage visible aujourd’hui est un masque de cire. Son cœur est conservé à part, dans un reliquaire.

Où est enterré le Curé d’Ars ?

Le Curé d’Ars n’est pas enterré. Son corps repose dans une châsse vitrée, exposée dans la basilique d’Ars-sur-Formans, dans l’Ain, à une trentaine de kilomètres au nord de Lyon.

Quels miracles sont attribués au Curé d’Ars ?

On lui attribue des guérisons de malades jugés incurables, qu’il reportait sur sainte Philomène, la multiplication du blé dans le grenier de l’orphelinat de la Providence entre 1828 et 1830, du pain suffisant avec trop peu de farine, et la lecture des cœurs de ses pénitents.

Qu’est-ce que le grappin du Curé d’Ars ?

Le grappin est le surnom que le Curé d’Ars donnait au diable. À partir de 1823, il décrit des coups, des bruits de pas et des voix la nuit dans son presbytère. Il y voyait le signe qu’un grand pécheur viendrait se confesser le lendemain.

Pourquoi prier le Curé d’Ars ?

On prie le Curé d’Ars pour une conversion, une réconciliation, une vocation ou une intention difficile, car il est le patron des curés et le saint de la miséricorde. Sa prière la plus connue est l’Acte d’amour, souvent récitée en neuvaine pendant neuf jours. Sa fête se célèbre le 4 août.