En bref : la Banshee (en irlandais bean sí, « la femme des tertres ») est une créature de la mythologie irlandaise. Son cri, une longue lamentation aiguë, annonce la mort prochaine d’un membre d’une vieille famille gaélique. Elle ne tue pas : elle prévient, et elle pleure le défunt avant tout le monde.

La tradition la décrit tantôt jeune et belle, tantôt vieille femme aux longs cheveux gris qu’elle peigne sans fin. Elle apparaît la nuit, près d’une rivière ou sous la fenêtre de la maison. Son cri prolonge le caoineadh, la plainte des pleureuses lors des veillées funèbres irlandaises.

☰Sommaire de l’article9 sections, environ 11 minutes de lecture▼
  1. 01Qui est la Banshee ? Définition et signification du mot
  2. 02Que signifie le cri de la Banshee ?
  3. 03À quoi ressemble la Banshee ?
  4. 04D’où vient la Banshee ? Des fées celtes à la Morrigan
  5. 05La Banshee, l’Ankou et les lavandières de nuit : les messagers de la mort
  6. 06La Banshee existe-t-elle ? Mon regard de médium
  7. 07La Banshee dans la culture populaire : série, film, Teen Wolf et X-Men
  8. 08En résumé : la Banshee en quelques lignes
  9. 09FAQ : vos questions sur la Banshee
Banshee hurlante aux longs cheveux blancs devant un château en ruine et un cimetière celtique sous la pleine lune, légende irlandaise du cri qui annonce la mort

La Banshee, la « femme des tertres » : dans les légendes irlandaises, son cri annonce la mort d’un proche.

Qui est la Banshee ? Définition et signification du mot

La Banshee est une créature de la mythologie irlandaise qui annonce la mort. On l’entend avant de la voir. Un cri long, aigu, déchirant, qui monte dans la nuit. Ce cri prévient une famille qu’un des siens va bientôt partir.

Je le dis tout de suite, car c’est la confusion la plus fréquente : la Banshee ne provoque pas la mort. Elle n’est ni un démon ni un spectre vengeur. C’est une messagère. Elle pleure le défunt avant même que la famille ne sache qu’il va mourir.

Moi, Sophie Vitali, médium et experte du paranormal, j’ai toujours trouvé cette figure bouleversante. Elle dit quelque chose de profondément humain : personne ne doit partir sans une voix pour le pleurer.

Que veut dire le mot banshee ?

Le mot banshee est la forme anglaise de l’irlandais bean sí, en vieil irlandais ben síde. Bean signifie « femme ». Sí désigne les tertres, ces collines anciennes où vivait le peuple des fées. La Banshee est donc, mot à mot, la femme des tertres, la femme de l’Autre Monde.

En français, on la traduit souvent par « fée de la mort » ou « dame qui pleure ». Ces traductions sont pratiques, mais incomplètes. Pour les Irlandais, elle appartient au monde féerique, celui des aos sí. Elle n’est pas un fantôme.

Banshee, bean sidhe, badhbh : ses autres noms

Vous croiserez plusieurs orthographes : banshee, banshie, bean sidhe ou bean-sídhe. Selon les régions, les conteurs lui donnent aussi d’autres noms.

Dans le sud-est de l’Irlande, on l’appelle parfois badhbh, un nom qui la rattache à une ancienne déesse de la guerre. En Écosse, sa cousine s’appelle la bean nighe, la lavandière.

Une messagère, jamais une meurtrière

Dans les récits recueillis par la folkloriste irlandaise Patricia Lysaght, auteure de l’ouvrage de référence sur le sujet (1986), la Banshee n’attaque jamais.

Elle ne poursuit pas, elle ne touche pas, elle ne punit pas. Sa seule action, c’est le cri. Et ce cri ne concerne qu’une personne : celle qui va mourir.

Que signifie le cri de la Banshee ?

Le cri de la Banshee signifie qu’une mort est proche dans la famille qui l’entend. Ce n’est pas une menace, c’est une lamentation. La Banshee pleure à l’avance celui qui va partir, comme les pleureuses pleuraient autrefois les morts pendant les veillées irlandaises.

Le caoineadh : quand les femmes pleuraient les morts

Pour comprendre ce cri, il faut connaître le caoineadh. C’est la lamentation funèbre irlandaise, qui a donné le mot anglais keening. Jusqu’au XIXe siècle, des femmes venaient pleurer le défunt pendant la veillée. Elles chantaient, criaient, se balançaient et récitaient les qualités du mort.

Certaines en avaient fait un métier : on les appelait les mná caointe, les femmes qui pleurent. L’Église a longtemps combattu cette coutume, jugée trop païenne. Pourtant, elle a survécu dans les campagnes.

La Banshee, c’est la pleureuse de l’Autre Monde. Elle fait pour la famille ce que les femmes du village feront après le décès. Simplement, elle arrive plus tôt.

« Elle pleure avant que les vivants ne sachent qu’il faut pleurer. »Sophie Vitali, médium et experte du paranormal
Dame blanche en pleurs dans la nuit, cousine européenne de la Banshee irlandaise qui annonce la mort

Une femme qui pleure dans la nuit : la Banshee a des sœurs partout en Europe, comme la Dame blanche.

À quoi ressemble le cri de la Banshee ?

Les témoins décrivent un son difficile à oublier. Un gémissement aigu, qui monte puis retombe. Certains le comparent au glapissement d’un renard ou au cri d’une chouette effraie. D’autres parlent d’un chant plaintif, presque beau. D’autres encore d’un hurlement qui glace le sang.

Le cri vient toujours de dehors : sous une fenêtre, près d’un ruisseau, à l’orée d’un bois. Il peut revenir plusieurs nuits de suite. Et surtout, tout le monde ne l’entend pas. Parfois, seuls les membres de la famille concernée le perçoivent.

Ce que l’on entendCe que la tradition y voit
Un cri aigu, une seule nuitUne mort annoncée dans la famille, souvent très proche
Le même cri, plusieurs nuits de suiteUne mort inévitable : la famille doit se préparer
Plusieurs voix qui pleurent ensembleLa mort d’une personne très importante ou très sainte
Un chant doux, presque mélodieuxUne Banshee qui accompagne plus qu’elle n’effraie
Un cri entendu loin de l’IrlandeLa Banshee suit sa famille, même à l’étranger

Pourquoi la Banshee ne crie que pour certaines familles

Selon la tradition, la Banshee ne crie pas pour n’importe qui. Elle est attachée aux vieilles familles gaéliques, celles dont le nom commence par O’ ou Mac. On cite souvent cinq lignées : les O’Neill, les O’Brien, les O’Connor, les O’Grady et les Kavanagh.

Avec le temps, et au fil des mariages, la liste s’est allongée. L’office du tourisme irlandais raconte d’ailleurs encore ces histoires de banshees à ses visiteurs. Une croyance touchante est restée : la Banshee suit les siens partout. Des émigrés irlandais disaient l’avoir entendue en Amérique ou en Australie, le soir même où un parent s’éteignait au pays.

Banshee et figures d’Halloween : apparence de la fée irlandaise aux cheveux gris

Jeune femme pâle ou vieille pleureuse : la Banshee a rejoint les grandes figures de la nuit d’Halloween.

À quoi ressemble la Banshee ?

La Banshee change de visage selon les régions et les conteurs. Mais trois figures reviennent sans cesse : la jeune femme, la mère, la vieille femme. Comme si elle traversait tous les âges de la vie pour mieux en annoncer la fin.

Un point m’a toujours frappée dans les récits : on l’entend bien plus souvent qu’on ne la voit. Ceux qui l’ont aperçue parlent d’une silhouette furtive, qui disparaît dès qu’on la regarde.

La jeune femme

Une beauté pâle

Longue chevelure claire, robe blanche ou grise. Elle apparaît parfois au bord d’une rivière, au crépuscule.

La vieille femme

La pleureuse grise

Petite, voûtée, enveloppée d’un manteau gris à capuche. C’est la forme la plus souvent décrite.

Le regard

Des yeux rougis

Ses yeux sont rouges d’avoir trop pleuré. Certains témoins disent qu’ils brillent dans le noir.

La chevelure

Le peigne d’argent

Elle peigne sans fin ses longs cheveux. Ce geste est devenu l’un de ses signes les plus connus.

Au bord de l’eau

La lavandière

Dans certaines versions, elle lave à la rivière le linge taché de sang de celui qui va mourir.

La présence

Plus entendue que vue

Très peu de témoins disent l’avoir vue. Presque tous disent l’avoir entendue.

La légende du peigne de la Banshee

C’est mon détail préféré. Dans les campagnes irlandaises, on disait de ne jamais ramasser un peigne trouvé au bord de la route. Il pouvait appartenir à la Banshee. Et elle viendrait le reprendre, la nuit, chez celui qui l’avait emporté.

Ce motif n’a rien d’anodin. Se peigner, c’est un geste de femme en deuil, cheveux dénoués. C’est aussi un geste féerique : on le retrouve chez les sirènes et les fées des eaux, partout en Europe.

D’où vient la Banshee ? Des fées celtes à la Morrigan

La Banshee vient du très vieux fond celtique de l’Irlande. Elle est liée aux sídhe, ces tertres où, selon la mythologie, se seraient retirés les Tuatha Dé Danann, le peuple divin vaincu par les ancêtres des Irlandais.

Sous la colline vit donc un autre monde. Et ce monde, parfois, communique avec le nôtre. La Banshee en est l’une des voix.

Ma chronique « Le Samhain, une parenthèse hors du temps », parue dans le magazine Vous et votre avenir.

La Morrigan, la Badb et la lavandière du gué

Les textes irlandais du Moyen Âge parlent d’une grande déesse de la guerre, la Morrigan, et de l’une de ses formes, la Badb, qui prend l’apparence d’une corneille. Avant les batailles, une femme apparaissait au gué d’une rivière. Elle y lavait les armes et les vêtements de ceux qui allaient tomber.

On tient là un ancêtre probable de la Banshee. La guerrière est devenue une figure familiale. Elle ne veille plus sur les armées, mais sur les lignées. Elle ne lave plus les armures : elle pleure les siens.

Aoibheall et la mort de Brian Boru, en 1014

La plus célèbre des Banshee porte un nom : Aoibheall, la fée protectrice des O’Brien, dans l’ancien royaume de Thomond. Selon la tradition, elle apparut au grand roi Brian Boru la veille de la bataille de Clontarf, en 1014. Elle lui annonça qu’il mourrait le lendemain.

Le roi fut tué, le jour même où son armée remportait la victoire. Ce récit fixe déjà tout ce qui fera la Banshee : une femme de l’Autre Monde, attachée à une famille, qui prévient sans pouvoir empêcher.

Samhain : quand le voile entre les mondes s’amincit

Les Celtes pensaient qu’à Samhain, la nuit du 31 octobre au 1er novembre, la frontière entre les vivants et les morts devenait plus fine. Les êtres des tertres pouvaient alors passer d’un monde à l’autre.

J’ai consacré une chronique à cette fête dans le magazine Vous et votre avenir. Vous pouvez relire ma chronique sur le Samhain, « une parenthèse hors du temps ».

La Banshee, l’Ankou et les lavandières de nuit : les messagers de la mort

La Banshee n’est pas seule. Partout où les Celtes ont vécu, des messagers annoncent le dernier passage.

Et ce sujet me touche de près : mes grands-parents maternels étaient bretons, de Saint-Brieuc. Ces histoires, je les connais par ma famille.

L’Ankou, messager de la mort breton, cousin de la Banshee irlandaise

L’Ankou et sa charrette : en Bretagne, c’est lui qui vient chercher les âmes.

L’Ankou breton : celui qui vient chercher

En Bretagne, c’est l’Ankou qui annonce la mort. Mais lui ne pleure pas. Il vient chercher l’âme, debout sur sa charrette qui grince, sa faux tournée vers l’extérieur.

La Banshee prévient, l’Ankou emporte : ce sont deux visages complémentaires du même passage.

Les lavandières de nuit, sœurs bretonnes de la Banshee

Chez nous, on parlait aussi des kannerezed noz, les lavandières de nuit. À la lueur de la lune, elles battent au lavoir le linceul des futurs morts. Gare au passant qui croise leur chemin.

On reconnaît la lavandière du gué irlandaise et la bean nighe écossaise : le même motif, des deux côtés de la mer.

La Dame blanche, la Llorona : un même cri à travers le monde

Ce cri traverse aussi d’autres cultures. En France, la Dame blanche surgit au bord des routes. Au Mexique, la Llorona erre en pleurant ses enfants. Partout, on retrouve une femme, de l’eau, des larmes et une mort annoncée.

FigurePaysRôleSon signe
Banshee (bean sí)IrlandeAnnonce la mort et pleure le défuntUn cri, une longue lamentation
Bean nigheÉcosseAnnonce la mortLave au gué le linge du futur mort
AnkouBretagneVient chercher l’âmeGrincement de charrette, intersignes
Lavandières de nuitBretagneLavent le linceul des futurs mortsBattoirs entendus la nuit au lavoir
Dame blancheFrance et EuropeApparition qui avertitSilhouette blanche au bord des routes
La LloronaMexiqueÂme en peinePleurs dans la nuit, près de l’eau

La Banshee existe-t-elle ? Mon regard de médium

On me pose souvent la question. Je vais être honnête : je n’ai jamais entendu la Banshee. Je ne suis pas irlandaise, et elle ne crie, dit-on, que pour les siens. Mais je ne balaie pas ces récits d’un revers de main.

Les témoignages sont nombreux et très précis. Ils viennent de familles qui ne se connaissaient pas, à des siècles d’écart. Les sceptiques parlent de renards, de chouettes effraies ou du vent. C’est souvent possible. Cela n’explique pourtant pas tout, et surtout pas le moment du cri.

Le témoignage de Lady Fanshawe, vers 1650

L’un des récits les plus anciens vient d’une Anglaise, Ann, Lady Fanshawe, qui l’a consigné dans ses mémoires. En séjour en Irlande chez une famille O’Brien, elle s’éveille vers minuit. À la fenêtre, elle voit une femme pâle aux cheveux roux, qui pousse une longue plainte, puis disparaît.

Au matin, ses hôtes lui apprennent qu’un parent est mort dans la nuit. Ils ajoutent, sans s’étonner, qu’une femme apparaît ainsi avant chaque décès de la famille.

Les signes d’annonce : ce que l’on me raconte

Dans mon métier, on me parle souvent de ces signes. Un oiseau qui frappe à la vitre. Un rêve très net la veille d’un décès. Une odeur, un bruit, une présence. En Bretagne, on appelle cela des intersignes. Pour moi, ce sont des messages de l’âme, qui prépare les vivants à la séparation.

Rêver d’un proche disparu fait partie de ces expériences. Si cela vous arrive, je vous explique ce que signifie le fait de rêver d’une personne décédée.

Signes d’annonce d’un décès et rêve d’une personne décédée, regard de médium

Un rêve, un cri, une présence : les signes qui annoncent un départ prennent bien des formes.

Faut-il avoir peur de la Banshee ?

Non. C’est peut-être le message le plus important de cet article. La Banshee ne vous veut aucun mal. Elle annonce, elle pleure, elle accompagne. Dans la tradition, être pleuré par elle était même un honneur : le signe d’une lignée ancienne et noble.

Je vois en elle une figure de l’amour qui demeure. Une présence qui dit : « Celui-là, on ne le laissera pas partir sans un chant. »

L’âme, les rituels funéraires et la médiumnité : notre émission

Dans le premier épisode du Cercle Spirit, sur la chaîne Kurious Anima, Didier Santiago et moi recevons deux médiums pour parler de l’âme après la mort, des rituels funéraires et des signes des défunts.

Le caoineadh irlandais y aurait toute sa place : lui aussi est un rituel pour aider celui qui part à passer le voile.

La Banshee dans la culture populaire : série, film, Teen Wolf et X-Men

Le mot banshee a largement quitté l’Irlande. Aujourd’hui, beaucoup le découvrent par une série, un film ou un jeu vidéo.

Voici les Banshee les plus connues de la culture populaire, pour ne plus les confondre avec la créature des légendes.

Esprits du folklore devenus figures de la culture populaire, de la Banshee aux yokai

De la Banshee irlandaise aux yokai japonais, les esprits du folklore inspirent séries, films et jeux.

Film

Les Banshees d’Inisherin

Le film de Martin McDonagh (2022) se déroule sur une île irlandaise en 1923. Une vieille voisine y annonce les morts, comme une Banshee.

Série

Banshee (2013 à 2016)

Série américaine en quatre saisons, avec Antony Starr. Banshee y est une petite ville de Pennsylvanie, entièrement inventée.

Série

Teen Wolf

Lydia Martin découvre qu’elle est une Banshee. Elle pressent les morts et pousse un cri surnaturel, fidèle à la légende.

Comics

Banshee, des X-Men

Sean Cassidy, mutant irlandais de Marvel, possède un cri sonique capable de briser la pierre. Son nom vient directement du mythe.

Musique

Siouxsie and the Banshees

Le groupe britannique, figure du rock gothique né en 1976, a emprunté son nom à la créature irlandaise.

Jeux et moteurs

Phasmophobia, GTA, quad

Un fantôme de Phasmophobia, une voiture de GTA, un célèbre quad Yamaha : son nom fascine bien au delà des légendes.

La ville de Banshee existe-t-elle réellement ?

Non. La ville de Banshee, en Pennsylvanie, a été créée pour la série. Elle n’existe sur aucune carte. Le tournage s’est déroulé principalement en Caroline du Nord.

Pourquoi Lydia est-elle une Banshee dans Teen Wolf ?

Les scénaristes ont repris les grands traits de la légende. Lydia sent la mort approcher, se retrouve attirée vers les corps et pousse un cri qui avertit. Dans la série, ce don lui vient de sa grand-mère, Lorraine, elle aussi Banshee. Un clin d’œil à la tradition : la Banshee se transmet dans une lignée.

Banshee et Halloween

Avec ses cheveux gris, son cri et ses apparitions nocturnes, la Banshee est devenue une figure de la nuit d’Halloween, qui descend elle-même de Samhain. Je vous raconte l’histoire des autres figures de cette nuit dans mon article sur les symboles d’Halloween et leur signification spirituelle.

Un cri, un rêve, une présence qui vous trouble ?

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En résumé : la Banshee en quelques lignes

En résumé : la Banshee, bean sí en irlandais, est « la femme des tertres », une créature féerique de la mythologie irlandaise. Son cri annonce la mort prochaine d’un membre d’une vieille famille gaélique. Elle ne tue pas : elle prévient et elle pleure, comme les pleureuses du caoineadh pendant les veillées.

Elle descend des déesses celtes de la guerre, la Morrigan et la Badb, et de la lavandière du gué. Elle a des sœurs partout : l’Ankou et les lavandières de nuit en Bretagne, la bean nighe en Écosse, la Dame blanche en France. Pour moi, elle reste avant tout une figure de l’amour qui accompagne ceux qui partent.

FAQ : vos questions sur la Banshee

Qu’est-ce qu’une Banshee ?

La Banshee (en irlandais bean sí, « la femme des tertres ») est une créature féerique de la mythologie irlandaise. Elle annonce la mort prochaine d’un membre d’une famille par un cri long et plaintif. Elle n’est ni un fantôme ni un démon : c’est une messagère de l’Autre Monde.

Que signifie le cri de la Banshee ?

Le cri de la Banshee signifie qu’une personne de la famille qui l’entend va bientôt mourir. C’est une lamentation, pas une menace : la Banshee pleure le défunt à l’avance, comme les pleureuses du caoineadh pendant les veillées funèbres irlandaises.

Que veut dire le mot banshee ?

Banshee est l’anglicisation de l’irlandais bean sí. Bean signifie « femme » et sí désigne les tertres féeriques, les collines où vivait le peuple des fées. Banshee veut donc dire « femme des tertres », ou femme de l’Autre Monde.

Quelle est l’histoire de la Banshee ?

La Banshee vient de la mythologie celtique irlandaise. Elle descend probablement de la Morrigan et de la Badb, déesses de la guerre qui lavaient au gué les armes des guerriers condamnés. La plus célèbre, Aoibheall, aurait annoncé au roi Brian Boru sa mort à la bataille de Clontarf, en 1014.

Quel est le pouvoir de la Banshee ?

Son seul pouvoir est de savoir qu’une mort approche et de l’annoncer par son cri. La Banshee ne tue pas, ne touche personne et ne peut pas empêcher le décès. Selon la tradition, elle suit sa famille partout, même à l’étranger.

La Banshee est-elle dangereuse ?

Non. La Banshee ne fait de mal à personne. Elle annonce une mort et pleure celui qui va partir. En Irlande, être pleuré par une Banshee était même vu comme un honneur, le signe d’une famille ancienne.

À quoi ressemble une Banshee ?

La Banshee apparaît sous trois formes : une jeune femme pâle aux longs cheveux, une femme mûre, ou une vieille femme voûtée dans un manteau gris. Ses yeux sont rougis par les larmes et elle peigne sa chevelure avec un peigne d’argent. Elle est bien plus souvent entendue que vue.

Pour quelles familles la Banshee crie-t-elle ?

Selon la tradition, la Banshee est attachée aux vieilles familles gaéliques dont le nom commence par O’ ou Mac. On cite surtout les O’Neill, les O’Brien, les O’Connor, les O’Grady et les Kavanagh. La liste s’est élargie au fil des mariages.

Quelle différence entre la Banshee et l’Ankou ?

La Banshee irlandaise annonce la mort et pleure le défunt, sans jamais intervenir. L’Ankou breton, lui, vient chercher l’âme du mort avec sa charrette et sa faux. La Banshee prévient, l’Ankou emporte.

Pourquoi ne faut-il pas ramasser un peigne par terre en Irlande ?

Selon une croyance irlandaise, un peigne trouvé au bord de la route peut appartenir à la Banshee, qui peigne sans cesse ses cheveux. Celui qui le ramasse s’exposerait à sa visite nocturne : elle viendrait le reprendre.

La ville de Banshee existe-t-elle réellement ?

Non. Banshee, petite ville de Pennsylvanie, a été inventée pour la série américaine Banshee (2013 à 2016), avec Antony Starr. Le tournage a eu lieu principalement en Caroline du Nord.

Pourquoi Lydia est une Banshee dans Teen Wolf ?

Dans Teen Wolf, Lydia Martin hérite de ce don de sa grand-mère Lorraine. Comme la Banshee des légendes, elle pressent les morts et pousse un cri surnaturel qui les annonce. Les scénaristes ont repris la transmission du don dans une même lignée.

Peut-on entendre la Banshee en dehors de l’Irlande ?

Selon la tradition, oui. La Banshee suit sa famille partout : des émigrés irlandais disaient l’avoir entendue en Amérique ou en Australie le soir où un parent mourait au pays. Elle a aussi des équivalents ailleurs, comme la bean nighe écossaise ou les lavandières de nuit bretonnes.