En bref : Jack O’Lantern, « Jack à la lanterne », est un personnage du folklore irlandais. Selon la légende, Stingy Jack, un forgeron ivrogne et rusé, piège deux fois le diable, avec une pièce d’argent puis avec un pommier. À sa mort, le paradis le refuse, et l’enfer aussi. Le diable lui lance une braise, que Jack place dans un navet creusé : il erre depuis avec cette lanterne.
C’est l’origine de la citrouille d’Halloween. En Irlande et en Écosse, on sculptait des lanternes dans des navets. Les immigrés irlandais ont adopté la citrouille en Amérique au XIXe siècle, et elle est devenue le symbole d’Halloween vers 1912.
☰Sommaire de l’article8 sections, environ 10 minutes de lecture▼
- 01Qu’est-ce que Jack O’Lantern ? Définition et origine du nom
- 02La légende de Jack O’Lantern : l’histoire de Stingy Jack
- 03Les autres Jack : Billy Dawson, Jack le rétameur et le Bonhomme Misère
- 04Pourquoi une citrouille à Halloween ? Du navet irlandais à la citrouille américaine
- 05Jack O’Lantern, Samhain et Halloween : ce que disent les historiens
- 06Les feux follets, lumière de Jack : légende ou phénomène réel ?
- 07En résumé : Jack O’Lantern en quelques lignes
- 08FAQ : vos questions sur Jack O’Lantern
Qu’est-ce que Jack O’Lantern ? Définition et origine du nom
Jack O’Lantern, c’est « Jack à la lanterne ». Le nom désigne aujourd’hui la citrouille sculptée et éclairée d’Halloween. Mais à l’origine, il désigne un personnage du folklore irlandais : un forgeron rusé, condamné à errer pour l’éternité avec une braise enfermée dans un navet creusé.
La légende est simple à résumer. Jack piège le diable deux fois. À sa mort, le paradis le refuse, et l’enfer aussi. Le diable lui lance une braise pour éclairer sa route. Jack la place dans un navet, et marche depuis, entre deux mondes.
Que veut dire Jack-o’-lantern ?
Le mot est bien plus ancien que la citrouille. Selon l’Oxford English Dictionary, on le trouve en Angleterre dès les années 1660. Il désigne alors un homme qui porte une lanterne, un veilleur de nuit. « Jack », c’est le prénom passe-partout, l’équivalent de notre Monsieur Tout-le-monde.
Du veilleur de nuit au feu follet, puis à la citrouille
Le sens glisse ensuite vers les lumières mystérieuses des marais. En anglais, on les appelle will-o’-the-wisp. En français, ce sont les feux follets. En Irlande, on leur donne souvent le nom de Jack-o’-the-Lantern.
Ce n’est qu’au XIXe siècle que le mot désigne un légume sculpté. On le trouve imprimé en Amérique en 1837, dans une nouvelle de Nathaniel Hawthorne, The Great Carbuncle.
La légende de Jack O’Lantern : l’histoire de Stingy Jack
Il n’existe pas de texte unique de la légende. Elle s’est transmise à l’oral, en dizaines de versions. Je vous raconte ici la plus répandue aujourd’hui, celle que présentent le Musée national d’Irlande et le musée de la ville de Galway. On l’appelle Stingy Jack, « Jack le radin ».
Jack, forgeron et ivrogne
Jack est forgeron. Il est habile de ses mains, mais c’est à peu près sa seule qualité. Il boit, il ment, et il ne rend jamais un service sans calculer ce qu’il va y gagner. Au village, on ne le déteste pas vraiment. On l’évite.
La pièce d’argent
Au pub, Jack convainc le diable de se changer en pièce pour payer un dernier verre. Il la glisse dans sa poche, à côté d’une croix d’argent. Le diable est prisonnier.
Dix ans de tranquillité
Jack libère le diable contre une promesse : le laisser tranquille pendant dix ans, parfois un an selon les versions.
Le pommier
Le diable revient. Jack lui demande de cueillir une pomme, puis grave des croix autour du tronc. Le diable, coincé dans l’arbre, promet de ne jamais prendre son âme.
La braise et le navet
Refusé au paradis, refusé en enfer, Jack reçoit une braise de l’enfer. Il la place dans un navet creusé : sa lanterne pour l’éternité.
Premier piège : la pièce d’argent et la croix
Un soir, au pub, le diable vient chercher l’âme de Jack. Jack ne tremble pas : il réclame un dernier verre. Faute d’argent, il propose au diable de se transformer en pièce pour payer le patron.
Le diable accepte. Jack glisse aussitôt la pièce dans sa poche, à côté d’une petite croix d’argent. Le prince des ténèbres ne peut plus reprendre sa forme. Pour sortir, il promet de laisser Jack tranquille pendant dix ans.
Deuxième piège : le pommier
Dix ans plus tard, le diable revient. Jack soupire, puis lui demande une dernière faveur : monter cueillir une pomme. Pendant que le diable grimpe, Jack grave des croix tout autour du tronc. Selon d’autres versions, il pose des crucifix au pied de l’arbre.
Coincé dans les branches, le diable n’a plus le choix. Cette fois, Jack exige qu’il ne prenne jamais son âme. Jamais.
Refusé au paradis, refusé en enfer
Les années passent, et Jack finit par mourir. À la porte du paradis, on examine son dossier : ivrogne, menteur, avare, et en plus, des pactes avec le diable. La porte reste fermée.
Il descend alors jusqu’à l’enfer. Le diable lui ouvre, et lui rappelle sa promesse : il ne peut pas prendre son âme. Le seul personnage honnête de l’histoire, finalement, c’est le diable.
La braise dans le navet : naissance de la lanterne
Jack demande où aller, dans le noir. Le diable lui lance une braise tirée des feux de l’enfer. Jack creuse un navet, y perce des trous et y place la braise. Depuis, il marche entre deux mondes, sans jamais pouvoir s’arrêter.
Ce que j’aime dans cette histoire, c’est qu’elle n’est pas morale du tout. Jack ne se repent pas. Il est puni, oui, mais d’une façon presque poétique : il devient une lumière. Une lumière qui égare les autres, certes, mais une lumière quand même.
Semaine spéciale HalloweenKurious Anima 2.0
Jack O’Lantern : l’homme que même le diable refusait
Notre enquête vidéo avec Didier Santiago
Un forgeron, deux pièges, une braise dans un navet.
Avec Didier Santiago, nous avons consacré à Jack le premier épisode de notre semaine spéciale Halloween. La légende racontée de bout en bout, ses versions oubliées, et le vrai voyage de la lanterne, du navet irlandais à la citrouille américaine, archives à l’appui.
Épisode suivant : la véritable histoire des sorcières de Salem
Les autres Jack : Billy Dawson, Jack le rétameur et le Bonhomme Misère
Qui a écrit la légende de Jack ? Personne, et tout le monde. Plusieurs versions ont été mises par écrit au fil des siècles. Les héros changent de nom, les ruses changent d’objet, mais le cœur de l’histoire reste le même.
Billy Dawson et son nez en feu
Dans les années 1830, l’écrivain irlandais William Carleton publie le conte Les Trois Souhaits, repris par le poète William Butler Yeats en 1888. Le héros s’appelle Billy Dawson. Il est forgeron, paresseux et buveur.
Un saint lui accorde trois vœux, qu’il utilise pour piéger le diable avec son marteau, son fauteuil et sa bourse. Chez lui, pas de navet : c’est son nez, imbibé d’alcool, qui prend feu pour l’éternité.
| Version | Époque | Héros | Ce qu’il piège | Sa lumière |
|---|---|---|---|---|
| Stingy Jack (version populaire) | Tradition orale irlandaise | Jack, forgeron | Le diable, deux fois | Une braise dans un navet |
| Les Trois Souhaits (Carleton) | Années 1830 | Billy Dawson, forgeron | Le diable, trois fois | Son nez en feu |
| Jack le rétameur (comté de Clare) | Recueillie en 1937 | Seán, rétameur | Le diable, puis la Mort | Une lanterne |
| Le Bonhomme Misère | Conte français ancien | Misère, pauvre homme | La Mort, dans son poirier | Aucune : il ne meurt jamais |
Jack le rétameur, comté de Clare, 1937
Entre 1937 et 1939, l’Irlande demande à ses écoliers de recueillir les histoires de leurs parents et voisins. C’est la Schools’ Collection, aujourd’hui consultable sur dúchas.ie.
Dans le comté de Clare, la jeune Mary Noone note l’histoire racontée par Patrick Mullins, de Rockvale : « Jack le rétameur, origine de Jack à la lanterne ».
Le héros, Seán, piège le diable, puis la Mort elle-même, sur un poney et dans un groseillier. À la fin, même schéma : refusé aux deux portes, il erre avec une lanterne.
Le Bonhomme Misère, le cousin français de Jack
Chez nous, Jack a un cousin : le Bonhomme Misère. Ce pauvre homme ne possède qu’un poirier. Il obtient que quiconque y monte ne puisse en descendre sans sa permission. Un jour, c’est la Mort qui s’y retrouve coincée. Misère la libère, à condition de ne jamais mourir.
La morale est restée dans la langue : voilà pourquoi la misère sera toujours sur la terre.
Le conte type 330 : « Le forgeron et le diable »
Les spécialistes des contes ont classé toutes ces histoires dans une même famille, le conte type 330, « Le forgeron et le diable ». On la retrouve en Irlande, en France, en Allemagne, en Italie et en Scandinavie.
Un homme modeste qui ne peut pas battre la mort, mais qui peut la faire attendre : je trouve que c’est un très beau rêve humain.
Pourquoi une citrouille à Halloween ? Du navet irlandais à la citrouille américaine
À l’origine, la lanterne de Jack n’était pas une citrouille, mais un navet. La citrouille est une plante originaire des Amériques : elle n’existait pas dans l’Irlande de Jack. Elle n’est devenue la reine d’Halloween qu’au tournant du XXe siècle, aux États-Unis.
Le navet fantôme du Musée national d’Irlande
Le Musée national d’Irlande conserve une pièce étonnante, le « ghost turnip », le navet fantôme. En 1943, une institutrice du comté de Donegal, près de Fintown, envoie au musée une lanterne en navet. Elle précise que c’est le modèle fabriqué dans sa région vers 1900.
Un vrai navet ne se conserve pas : ce que l’on voit aujourd’hui est un moulage en plâtre peint. Les yeux creusés, la bouche… Ce n’est pas la citrouille rigolote des vitrines. On y mettait une bougie pour effrayer, la nuit du 31 octobre.
| Date | Ce qui se passe |
|---|---|
| Années 1660 | En Angleterre, « jack-o’-lantern » désigne un homme qui porte une lanterne |
| XIXe siècle | En Irlande et en Écosse, les enfants sculptent des lanternes dans des navets et des betteraves |
| 1837 | Nathaniel Hawthorne emploie le mot dans une nouvelle américaine |
| 1845 à 1852 | La Grande Famine pousse plus d’un million d’Irlandais vers l’Amérique |
| 1850 | Le poète John Greenleaf Whittier évoque des citrouilles sculptées… pour Thanksgiving |
| 1866 | Un journal de Kingston, au Canada, relie la citrouille creusée à Halloween |
| 1867 | Le magazine Harper’s Weekly publie une « effigie en citrouille » |
| Vers 1912 | Selon l’historienne Lisa Morton, la citrouille est devenue la reine d’Halloween |
Neep lanterns et Punkie Night : des lanternes partout dans les îles britanniques
La tradition n’était pas seulement irlandaise. En Écosse, les enfants déguisés portaient des neep lanterns, des lanternes de navet. En Angleterre, dans le village de Hinton St George, dans le Somerset, on célèbre encore la Punkie Night : le dernier jeudi d’octobre, les enfants défilent avec des lanternes taillées dans des betteraves.
L’émigration irlandaise et la citrouille américaine
Au XIXe siècle, et surtout pendant et après la Grande Famine, à partir de 1845, plus d’un million d’Irlandais traversent l’Atlantique. Ils emportent leurs histoires et leurs coutumes. En Amérique, ils trouvent des citrouilles partout : énormes, tendres, bien plus faciles à creuser qu’un navet.
Attention toutefois au raccourci. Les Américains sculptaient déjà des visages dans les citrouilles, mais pour les récoltes et Thanksgiving. C’est la rencontre des deux traditions qui a donné la citrouille d’Halloween.
Pourquoi sculpte-t-on un visage dans la citrouille ?
Selon la tradition, la lanterne éclairée tient Jack et les esprits errants à distance. On leur montre que l’on a, nous aussi, notre lumière.
Pour la symbolique spirituelle de la citrouille, du chat noir ou de la sorcière, je vous renvoie à mon article sur les symboles d’Halloween et leur signification spirituelle.
Jack O’Lantern, Samhain et Halloween : ce que disent les historiens
Pourquoi Jack est-il associé à la nuit du 31 octobre ? En Irlande, le passage d’octobre à novembre, c’est Samhain. Dans les textes irlandais du Moyen Âge, c’est le début de l’hiver, un moment où la frontière avec l’autre monde est réputée s’ouvrir.
L’Église place ensuite la Toussaint le 1er novembre. La veille, All Hallows’ Eve, deviendra Halloween. J’ai consacré à cette fête une chronique dans le magazine Vous et votre avenir.
Pas de fil continu entre Samhain et Halloween
Les historiens, comme Ronald Hutton, appellent à la prudence : on ne peut pas tirer un fil continu entre les fêtes anciennes et l’Halloween d’aujourd’hui. Il y a eu des ruptures, des mélanges, des inventions.
Ce qui est sûr, c’est que dans l’Irlande et l’Écosse du XIXe siècle, la nuit du 31 octobre est une nuit à part : on s’y déguise, on y tire des présages, et on s’y raconte des histoires.
Les feux follets, lumière de Jack : légende ou phénomène réel ?
Dans les campagnes irlandaises, on racontait avoir vu une petite lumière flotter au ras des tourbières. Elle avance, s’arrête, puis recule quand on s’en approche. Ce serait Jack, avec sa lanterne.
Dans le comté de Clare, dans les années 1930, on donnait encore un conseil précis : ne jamais suivre cette lumière, car elle égare. Et pour s’en protéger, retourner l’un de ses vêtements à l’envers.
Ce que dit la science
L’explication la plus souvent avancée est la combustion spontanée de gaz issus de la décomposition des plantes dans les zones humides, comme le méthane ou certains composés du phosphore. Mais les chimistes ne sont pas tous d’accord sur le mécanisme exact, et les observations fiables sont rares.
Ce que j’en retiens
Il reste donc un petit mystère, et cela me va très bien. Ce que je retiens surtout, c’est que cette lanterne ne servait pas à décorer. Elle servait à dire : il fait noir, mais nous aussi, nous avons de la lumière. Et nous ne nous laisserons pas égarer.
Les légendes de lumières et d’esprits errants sont nombreuses. En Irlande, on entend aussi le cri de la Banshee, qui annonce la mort. En Bretagne, c’est l’Ankou qui vient chercher les âmes. Et partout en Europe, la Dame blanche apparaît au bord des routes.
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La semaine Halloween sur Kurious Anima : tous les épisodes
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Épisode 1Jack O’Lantern, la légende de la citrouille
Épisode 2Les sorcières de Salem
Épisode 3Sleepy Hollow, le cavalier sans têteÀ lire le 28 octobre
Épisode 4La Bête du GévaudanÀ lire le 29 octobre
Épisode 5Dracula, le vrai romanÀ lire le 30 octobre
Épisode 6Houdini, il avait promis de revenirÀ lire le 31 octobreEn résumé : Jack O’Lantern en quelques lignes
En résumé : Jack O’Lantern vient d’une légende irlandaise transmise à l’oral. Jack le radin piège le diable, se retrouve refusé au paradis comme en enfer, et erre avec une braise dans un navet. Ses cousins s’appellent Billy Dawson, Jack le rétameur ou, chez nous, le Bonhomme Misère.
La lanterne était d’abord un navet, en Irlande et en Écosse. La citrouille s’est imposée en Amérique, avec les immigrés irlandais, avant de devenir la reine d’Halloween au début du XXe siècle. Quant aux feux follets, la science ne les a toujours pas totalement expliqués.
FAQ : vos questions sur Jack O’Lantern
Jack O’Lantern, ou « Jack à la lanterne », est un personnage du folklore irlandais : un forgeron rusé, refusé au paradis et en enfer, condamné à errer avec une braise dans un navet creusé. Le nom désigne aujourd’hui la citrouille sculptée et éclairée d’Halloween.
Stingy Jack, un forgeron ivrogne et avare, piège deux fois le diable : d’abord changé en pièce d’argent et enfermé dans sa poche près d’une croix, puis coincé dans un pommier entouré de croix. Le diable promet de ne jamais prendre son âme. À sa mort, Jack est refusé au paradis et en enfer, et erre depuis avec une braise dans un navet.
Dans la version populaire, il s’appelle Stingy Jack, « Jack le radin ». Dans d’autres versions, le héros porte un autre nom : Billy Dawson chez l’écrivain William Carleton dans les années 1830, ou Seán, dans la version du comté de Clare recueillie en 1937.
En Irlande et en Écosse, on sculptait des lanternes dans des navets pour la nuit du 31 octobre. Les immigrés irlandais arrivés en Amérique au XIXe siècle ont adopté la citrouille, plus grosse et plus facile à creuser. Elle est devenue le symbole d’Halloween vers 1912.
La citrouille d’Halloween descend des lanternes en navet irlandaises. Le mot jack-o’-lantern apparaît en Angleterre dans les années 1660 pour désigner un porteur de lanterne, puis les feux follets. Aux États-Unis, la citrouille sculptée est reliée à Halloween dès 1866 et s’impose au début du XXe siècle.
Jack-o’-lantern signifie « Jack à la lanterne ». Au XVIIe siècle, l’expression désigne un homme qui porte une lanterne, un veilleur de nuit. Elle s’applique ensuite aux feux follets des marais, puis, au XIXe siècle, à la citrouille sculptée d’Halloween.
Dans la légende, Jack avait faim et portait un navet sur lui. Il le creuse pour y placer la braise que le diable lui a lancée. Les lanternes en navet étaient courantes en Irlande : le Musée national d’Irlande conserve le moulage d’un modèle fabriqué dans le comté de Donegal vers 1900.
Non, Jack est un personnage de légende transmis à l’oral, en de nombreuses versions. En revanche, les lanternes en navet, la tradition irlandaise de la nuit du 31 octobre et les récits recueillis dans les années 1930 sont bien réels et documentés.
En Irlande, les lumières qui flottent au-dessus des tourbières, les feux follets ou will-o’-the-wisp, étaient appelées Jack-o’-the-Lantern. On disait que c’était Jack, errant avec sa lanterne, et qu’il ne fallait jamais suivre cette lumière.
Samhain marquait en Irlande le passage d’octobre à novembre, moment où la frontière avec l’autre monde était réputée s’ouvrir. Les historiens rappellent toutefois qu’il n’y a pas de continuité directe entre Samhain et l’Halloween actuel, même si la nuit du 31 octobre restait une nuit à part au XIXe siècle.
Le Bonhomme Misère est le cousin français de Jack. Ce pauvre homme piège la Mort dans son poirier et ne la libère qu’à condition de ne jamais mourir : voilà pourquoi la misère sera toujours sur la terre. Ces contes appartiennent à la même famille, le conte type 330, « Le forgeron et le diable ».
Selon la tradition, la lanterne éclairée et le visage sculpté tiennent Jack et les esprits errants à distance pendant la nuit d’Halloween. Les anciennes lanternes en navet avaient d’ailleurs des visages effrayants : elles servaient à faire peur.






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