Pourquoi je quitte l’Ufologie (ou le déclin d’une pratique controversée). Par Olivier Bernard, auteur du livre ” Les lueurs célestes ” sur le phénomène OVNI. 

J’ai rencontré Olivier Bernard lors de l’écriture de son ouvrage : Les portes de l’esprit. Cet auteur a pris contact avec moi par mail et rapidement, nous avons décidé de collaborer sur différents projets d’émissions. Récemment, Olivier que j’avais reçu lors de l’émission : connaissez-vous les lueurs célestes ? sur Mystik Radio me parle de menaces, railleries et et déstabilisation en tout genre ! 

J’ai pris la liberté de publié son article initialement prévu et diffusé sur sa page Facebook : Les lueurs célestes : J‘arrête ! Les personnes qui me suivent sur les réseaux sociaux ou lors des émissions connaissent ma colère et mon incompréhension face à la méchanceté gratuite et à l’injustice. J’évolue moi-même dans un milieu qui normalement devrait être tourné vers l’altruisme et avec une entente cordiale entre personnes dites “spirituelles”.

Grande déception pour moi lorsqu’en 2019, je rentre dans un “faux monde” peuplé de belles phrases et de citations en guimauves… La médiumnité et l’ufologie doivent elles appartenir à une pseudo-élite détenant la connaissance absolue ? Des idées préconçues ? Lorsque l’on y regarde de plus près, cette chasse gardée n’a rien à voir avec le scepticisme des informations avérées ou non, mais bien celle du capitalisme et d’un certain ego… 

Sophie Vitali

Écoutez ou réécoutez l’émission “Les lueurs célestes” présentée par Sophie Vitali avec Olivier Bernard

Certains me connaissent déjà et ouvrent le champagne à la seule lecture du titre, d’autres vont me découvrir à travers cet article. Je suis, comme le dit la maison Editions du Panthéon qui m’a fait l’honneur de publier ” Les lueurs célestes ” et d’en faire sa promotion, un auteur à l’esprit libre et cartésien.
Libre de penser, de faire mes recherches, de les comparer, de les vérifier et de les contredire.

Trop libre peut-être au goût de certains “Mainstream” qui aiment que l’on rentre dans le moule, dans leur moule et de ne surtout pas déranger, secouer ou remettre en cause ce qui a été mis en place par des auto-proclamés “enquêteurs” (qui au passage, ne font que recueillir le témoignage de ce que quelqu’un d’autre a vu).

Ces mêmes “enquêteurs” qui arborent fièrement leur nomination sous leur badge attribué par un organisme lui-même auto-proclamé, qui à son tour, auto-proclame, élève au rang de, quantifie et adoube ses membres.

Mais voilà, comme je viens de le dire, je suis libre de ne pas être dirigé ! je ne veux pas me soumettre à une forme de dictature de pensée unique ou encore façon de faire ou de voir les choses.
Je ne vois pas l’Ufologie avec des grades à l’image d’une compagnie militaire et ai nul besoin, sinon celle de mes lecteurs qui sont mes seuls patrons, de reconnaissance.

De nombreuses fois, j’ai alerté sur une seule et unique façon de voir matérialiste néo-darwinienne de la nature. Ce qui est presque certainement fausse, dans lequel l’approche purement matérialiste et réductionniste de la science actuelle. En biologie générale et en particulier au sujet de l’évolution, elle est largement insuffisante pour expliquer la conscience et la nature.

Mais qui suis-je après tout pour oser aborder, proposer des visions différentes ?

Les lueurs célestes écrit par Olivier Bernard traitant du phénomènes OVNI

Tel écrivain a dit que, alors c’est vrai, tel pseudo-scientifique l’a confirmé avec l’appui d’un pseudo-journaliste dont personne n’avait entendu parler avant qu’il ne mette quelques lignes dans un magazine intimiste. Erich Zurcher, dans un article du 20/08/2020 dans planète Odla le décrit très bien.

Flamboyante dans les années 70, l’ufologie française n’a cessé de s’appauvrir jusqu’à l’époque contemporaine.
Ils sont nombreux les bougres, ainsi l’on connaît des “associations”, des ” Main sur la télévision mutuelle ufologique”, qui donne un acronyme connu, des “cercles”, des “académies”, des “TV” ceci, des “Fédérations Françaises”, des “Agence de Recherches”, des ” Centre d’Etudes OVNI”, des “comités” et j’en passe !
De quoi faire perdre sa tête de limande à E.T lui-même !

La création et la publication de mon livre m’ont naturellement rapproché de ces quelques milliers d’amateurs à la tête de ces organismes.

Des hommes en majorité, souvent à la retraite, représentent le noyau dur de l’ufologie, enfin, ce qu’il en reste d’années de déclin, depuis la fin de l’âge d’or des années 1950 à 1980. Une époque où les télévisions et radios multipliaient les émissions sur le sujet.
“L’ufologie n’a jamais été aussi mal”, se désole Ludovic Le Bihan, professeur de dessin et surtout “enquêteur” capable de passer des journées à recueillir des témoignages.

La revue Lumières dans la nuit , qui fait référence en France depuis 1958, a vu le nombre de ses lecteurs passer de 5 000 abonnés à 850 aujourd’hui.
La diffusion des livres a aussi chuté. “À l’époque, on pouvait vendre 10 000 exemplaires pour un bon livre. Maintenant, ce sont plutôt 1 000 exemplaires”, note Gérard Lebat, animateur des Repas ufologiques de Paris. Les explications de cette désaffection paraissent nombreuses.

Certains y voient la conséquence de films et de séries télévisées comme “X-Files“, qui incitent l’opinion à considérer ces événements sous le seul angle de la fiction.

D’autres estiment que ce sont les “délires” des ufologues les plus extrêmes, notamment ceux qui affirment avoir été enlevés, où encore des publications que j’ai vue dans des groupes Facebook. Celles-ci ne semblent pas poser de problèmes aux administrateurs et contre lesquelles je me suis souvent insurgé comme Adèle (la chanteuse) qui serait une reptilienne.

On parle aussi d’une alliance intergalactique qui va attaquer la terre, les Crops Circles qui souvent sont l’œuvre d’agriculteurs facétieux ont brouillés l’image du mouvement.
L’affaire de la fausse autopsie d’un extraterrestre, diffusée par Jacques Pradel sur TF1 en 1995 aussi, mais j’y ajouterai surtout l’individualisme exacerbé, l’autoritarisme qui règne dans ce milieu.

Ne pas approcher, chasse gardée !

Alors que je relayais un article (en les mentionnant) d’une célèbre “association” pour peu que ce dernier mot ait encore un sens, quelques minutes plus tard, la direction me téléphone en m’insultant, criant, hurlant de façon hystérique. Elle m’indiquait que je n’avais pas le droit, que cette publication était issue d’un magazine (auquel j’étais abonné).

Appuyant sur le fait que je ne me l’attribuais pas et que je citais mes sources, et de fait, en avait le droit, cela n’était pas plus acceptable pour eux m’avouant dans la foulée de sa colère que le but était de générer des abonnements.
Comprenons donc là non seulement une autarcie et exclusivité évidente mais surtout accompagnée d’un profit financier auquel je portais atteinte !

Si cet épisode que je trouve aujourd’hui plus ridicule et drôle que grave m’était resté en travers de la gorge à l’époque. Que devrais-je dire des innombrables attaques dont mes publications et mon livre ont fait l’objet ?

D’abord encensé, adulé, reconnu comme un bon état des lieux, ma liberté d’échange et de ton a fortement déplu aux instances dirigeantes de ces différents groupuscules cités plus haut. Je prenais trop de place, les vieux dinosaures voyaient arriver dans la plaine un ennemi et non un collaborateur allant jusqu’à faire des commentaires désobligeants non-effaçables sur la page de vente de mon livre sur Amazon.

Je n’étais pas dans les clous, on ne m’avait pas donné la parole, je n’étais pas légitime ou en tout cas, pas encore légitimé. Je prenais selon eux et de façon insidieuse, des droits qui ne m’étaient pas accordés.

Les dévots du scientisme qui s’accrochent, comme d’anciens staliniens, au culte désuet d’un morne matérialisme mécaniste deviennent pathétiques. Ils sont comme des musiciens de formation classique qui ne peuvent écouter de chansons pop. L’ennui s’installe immédiatement.

De fait, le nombre d’observations a chuté depuis les années 1980 et la liste des individus aux opinions semblables et celle des tendances principales pointant dans la même direction pourrait facilement être étendue. Bien évidemment, avec le tout menant aux mêmes questions et implications quant à notre compréhension de la science, des phénomènes anormaux en général et ici, au sujet de l’ufologie, en particulier.

Mais comme tout ceci n’a jamais pu être vérifié de façon concrète par la science et même des observations irréfutables !

Les dinosaures s’accrochent à ce qu’ils connaissent, ils défendent leur beefsteaks et ils attaquent à vue. Les ufologues s’accrochent aux derniers épisodes connus et tout autre avis, vision n’est pas la bienvenue !

La nostalgie n’empêchant pas un travail acharné, les amateurs d’ovnis se sont emparés d’Internet, multipliant les sites…. et les erreurs.
Il faut savoir aussi que si l’on partage les mêmes loisirs, la même passion, j’ai découvert que l’on se déteste cordialement.

Les chapelles sont nombreuses. Quelques-uns, minoritaires, croient aux ovnis, mais pas aux extraterrestres — on les appelle des “sceptiques” et une partie des scientifiques reconnaît leur sérieux.

D’autres privilégient l’existence d’un monde parallèle, avec parfois une vision mystique.

Les “lunatiques”, de leur côté, sont convaincus d’avoir été enlevés par des extraterrestres. Des sectes — comme Raël, proposent d’autres interprétations encore. C’est interminable !

L’Ufologique est mourante, ce constat ne vient que de moi, car une évaluation émane de plusieurs sources expertes, y compris la réputée Association pour l’étude des phénomènes anormaux de Grande-Bretagne, a fait une réunion pour débattre de ce sujet : des dizaines d’associations qui s’intéressent aux soucoupes volantes, et autres engins non identifiés, ont déjà disparu par manque d’intérêt et/ou de contenu crédible.

Dans ce contexte maussade et parfois nauséabond, je me retire des publications et du partage de ces dernières.
Loin de signifier la fin de ma croyance et de l’expérience OVNI en tant que tel, la page et le livre Les lueurs célestes restent ouverts. Mais le décès de l’ufologie sera celui d’une entreprise scientifique malade et matérialiste à l’égo surdimensionné !

Sans doute qu’une prochaine génération dévolue à la recherche d’une confirmation, ou infirmation, objective et nouvelle au sujet de la présence aérienne et physique de visiteurs extraterrestres sur terre fera voir les choses comme je l’aurai souhaité.
Avec tolérance, ouverture et partage.

Je salue bien bas mes lecteurs assidus, mes suiveurs, ceux qui m’ont fait confiance et contredit avec plaisir et intelligence car ces étrangers E.T.

Qui ou quoi qu’ils puissent réellement «être», nous observent encore aujourd’hui depuis l’immanente transcendance de leur monde onirique, et rient de bon cœur face à cette nouvelle étape constituant le déroulement de leur plan directeur.
Votre serviteur,

Olivier Bernard

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