En résumé : Carrie, premier roman publié de Stephen King (1974), n’est pas une histoire vraie. Pourtant, l’écrivain s’est inspiré de deux lycéennes bien réelles et des récits de poltergeist de son époque.
La télékinésie désigne le fait de déplacer un objet par la seule force de la pensée. À ce jour, aucune expérience contrôlée ne l’a démontrée de façon reproductible. La science la classe donc parmi les pseudosciences.
La série de Mike Flanagan arrive sur Prime Video le 7 octobre 2026, en huit épisodes. Elle transpose le harcèlement à l’ère des réseaux sociaux et creuse l’origine du pouvoir de Carrie. En tant que médium, je crois à la télékinésie. Je vous dis donc ici ce qui relève du mythe, ce qui reste troublant, et ce que cette histoire révèle vraiment.
Pourquoi Carrie nous fait encore trembler, cinquante ans après
Une adolescente humiliée, un seau de sang, un gymnase en flammes. Vous connaissez la scène, même sans avoir lu le livre. Or Carrie White revient cette semaine, et avec elle une très vieille question.
En effet, Prime Video met en ligne sa nouvelle série le 7 octobre 2026. Mike Flanagan y adapte le roman de Stephen King. Du coup, la même interrogation revient partout : peut-on vraiment déplacer un objet par la pensée ?
Je suis médium, et le paranormal est mon terrain d’enquête. Pourtant, je vous dois d’abord la vérité : la télékinésie de Carrie relève de la fiction. En revanche, ce qui l’a inspirée est bien plus réel, et bien plus dérangeant, qu’on ne le croit. Et je vous le dis d’emblée : moi, je crois fortement à la télékinésie.
Dans cet article, je sépare donc trois choses : le roman, la science et les dossiers de terrain. Vous saurez ainsi ce que la série invente, ce qu’elle emprunte au réel, et ce qu’elle révèle sur nous.
Carrie de Stephen King : résumé du roman et origine du pouvoir
J’ai lu ce roman, et je l’ai adoré. Plus tard, j’ai aussi beaucoup aimé le film de Brian De Palma. Voici donc l’histoire, pour ceux qui ne la connaissent pas encore.
Carrie paraît en 1974. C’est le tout premier roman publié de Stephen King. L’action se déroule à Chamberlain, une petite ville du Maine.
Carrie White a seize ans. Au lycée, elle sert de souffre-douleur. À la maison, sa mère Margaret, fanatique religieuse, la maltraite. Puis tout bascule le jour de ses premières règles, sous les douches du gymnase. Au lieu de l’aider, ses camarades se moquent d’elle.
À partir de là, un ancien pouvoir se réveille. Carrie déplace les objets à distance, par sa seule volonté. Ensuite, le soir du bal, on renverse sur elle un seau de sang de porc. Cette dernière humiliation déclenche la catastrophe : elle déchaîne sa télékinésie sur le lycée, puis sur la ville.

Carrie, de Stephen King
Le Livre de Poche, 288 pages. Le premier roman publié de Stephen King, celui par lequel tout a commencé.
Voir le livre sur AmazonLien affilié : en tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.Carrie est-elle tirée d’une histoire vraie ?
Non. Carrie White n’a jamais existé, et aucun bal de promotion n’a fini ainsi. Cependant, Stephen King n’a pas tout inventé.
Il le raconte dans son essai Écriture : Mémoires d’un métier. Deux camarades de lycée l’ont inspiré : il les appelle Dodie et Sondra. Toutes deux vivaient au ban de leur classe, moquées par les autres filles. Carrie est donc née d’un harcèlement bien réel.
Par ailleurs, l’écrivain avait d’abord jeté ses premières pages à la poubelle. C’est sa femme, Tabitha, qui les a récupérées et lues. Elle l’a ensuite poussé à continuer. Sans elle, il n’y aurait ni roman, ni film, ni série.
Le « gène TK » : l’idée la plus moderne du roman
King entrecoupe son récit de faux articles de presse et de faux extraits d’ouvrages savants. Ainsi, le lecteur croit tenir un vrai dossier. Or, dans ces documents, le pouvoir de Carrie n’a rien de magique. Il serait héréditaire, car un gène le transmet : le roman l’appelle TK.
Autrement dit, dès 1974, Carrie n’est pas une sorcière. C’est une jeune fille dotée d’une faculté que la science, dans le roman, tente d’expliquer. Retenez ce détail, car la série de 2026 s’en empare.
Carrie à l’écran : cinquante ans d’adaptations
Le roman
Doubleday publie Carrie à 30 000 exemplaires. L’année suivante, l’édition de poche dépasse 1,3 million d’exemplaires vendus en moins d’un an.
Carrie au bal du diable
Brian De Palma signe le film culte, avec Sissy Spacek dans le rôle de Carrie et Piper Laurie dans celui de sa mère.
La comédie musicale
Carrie monte sur scène à Broadway. C’est un échec retentissant, avant un retour plus heureux dans les années 2010.
Une suite et un téléfilm
Carrie 2 : La Haine prolonge librement l’histoire au cinéma. Puis David Carson réalise un téléfilm en 2002.
Carrie : La Vengeance
Kimberly Peirce tourne une nouvelle version pour le cinéma, avec Chloë Grace Moretz.
La série de Mike Flanagan
Pour la première fois, Carrie devient une série : huit épisodes, mis en ligne le même jour sur Prime Video.
Vous le voyez, chaque génération a eu sa Carrie. D’ailleurs, King n’a jamais quitté les écrans : dès 1983, John Carpenter adaptait Christine, sa voiture maléfique. Pourtant, celle de 2026 change vraiment la donne.
Série Carrie 2026 : ce que la version de Mike Flanagan révèle
Les huit épisodes sortent d’un seul bloc le 7 octobre 2026, en exclusivité sur Prime Video. Mike Flanagan signe l’adaptation. J’ai adoré deux de ses séries, The Haunting of Hill House et Sermons de minuit, toutes deux sur Netflix. J’attends donc cette Carrie avec impatience. Stephen King, lui, figure parmi les producteurs.
Summer H. Howell incarne Carrie, et Samantha Sloyan joue sa mère, Margaret. À leurs côtés, on retrouve notamment Siena Agudong (Sue Snell) et Alison Thornton (Chris Hargensen). Enfin, Amber Midthunder joue Miss Desjardin, et Matthew Lillard le proviseur Grayle.
La bande-annonce officielle de Carrie, en français
Prime Video France a mis en ligne la bande-annonce officielle le 9 septembre 2026. Elle dure à peine deux minutes. Son accroche donne le ton : « Si vous pensez connaître son histoire, vous vous trompez complètement. »
Regardez-la, puis revenez : je vous explique ensuite ce que ces images empruntent au réel.
Du vestiaire au smartphone : le harcèlement devient viral
En 1974, l’humiliation restait enfermée dans un vestiaire. En 2026, au contraire, elle se filme et se partage. Le synopsis officiel parle en effet d’un « scandale de harcèlement viral » et de la cruauté ordinaire des réseaux sociaux.
De plus, la Carrie de Flanagan a grandi cachée chez elle, auprès d’une mère farouchement protectrice. C’est la mort soudaine de son père qui la propulse au lycée. Elle découvre donc le monde, et sa violence, d’un seul coup.
Stephen King a lui-même salué ce choix. Selon lui, la série est brillante, et ce qu’elle dit des réseaux sociaux sonne terriblement juste.
La version de Carrie signée Mike Flanagan est brillante.
Stephen King, sur le réseau ThreadsUn pouvoir qui s’explique : la piste du gène TK
Ensuite, la série creuse l’origine du pouvoir. D’après les premières critiques, elle bâtit toute une mythologie autour du gène TK, déjà esquissé dans le roman. D’autres personnages posséderaient même leurs propres facultés.
Voilà, à mes yeux, ce que cette version révèle. La télékinésie n’y est plus une malédiction tombée du ciel. Elle devient la réponse d’un corps et d’un esprit soumis à une pression insupportable. Or c’est exactement ce que décrivent, depuis un siècle, les enquêteurs du paranormal.
Télékinésie : définition simple et origine du mot
La télékinésie est la faculté supposée de déplacer ou de déformer un objet à distance, par la seule action de la pensée, sans aucun contact physique. Le mot vient du grec têle, « loin », et kinêsis, « mouvement ».
Le terme apparaît à la fin du XIXe siècle, en pleine vogue du spiritisme. À l’époque, on l’emploie pour décrire les tables qui tournent et les objets qui se soulèvent pendant les séances. J’y reviens dans mon guide sur la planche Ouija.
Plus tard, les parapsychologues lui préfèrent le mot « psychokinèse », abrégé en PK. L’Américain J. B. Rhine le popularise dans les années 1930. Aujourd’hui, les deux termes désignent donc la même chose.
Télékinésie, télépathie, clairvoyance : quelle différence ?
On confond souvent ces facultés. Pourtant, elles n’ont rien à voir entre elles. La télépathie et la clairvoyance concernent l’information. La télékinésie, elle, concerne la matière.
| Faculté | Ce qu’elle désigne | Exemple | État des preuves |
|---|---|---|---|
| Télékinésie (psychokinèse) | Agir sur un objet par la pensée, sans contact | Carrie fait claquer une porte sans la toucher | Jamais démontrée en laboratoire |
| Télépathie | Percevoir la pensée d’une autre personne | Deviner la phrase qu’un proche s’apprête à dire | Souvent vécue, non prouvée |
| Clairvoyance | Percevoir une information cachée ou lointaine | Voir une scène, un lieu ou un visage inconnus | Non reconnue par la science, pratiquée en voyance |
| Poltergeist | Bruits et objets qui bougent dans un lieu, sans auteur visible | La maison Rozier, en Isère, en 1930 | Témoignages nombreux, cause débattue |
Pour ma part, je pratique la clairvoyance, pas la télékinésie. Je préfère donc vous le dire clairement : je ne déplace aucun objet par la pensée. D’ailleurs, je vous explique ici la différence entre un voyant et un médium.
La télékinésie existe-t-elle vraiment ? Ce que dit la science
Non : à ce jour, aucune expérience contrôlée n’a démontré la télékinésie de façon reproductible. La communauté scientifique la classe donc parmi les pseudosciences.
Pourtant, des chercheurs l’étudient depuis près d’un siècle. L’histoire de ces travaux mérite d’être racontée, car elle explique pourquoi le doute persiste.
Mythe ou réalité : le verdict en un coup d’œil
Carrie White
Stephen King invente ce personnage en 1974. Aucun bal de promotion n’a fini ainsi.
La télékinésie
Près d’un siècle d’essais en laboratoire, et aucun résultat reproductible.
Les poltergeists
Des témoins nombreux, parfois des gendarmes. Pourtant, la cause reste débattue.
Les implants cérébraux
Un implant permet déjà de piloter un bras robotisé par la pensée.
Un siècle d’expériences en huit dates
Les dés de J. B. Rhine
À l’université Duke, aux États-Unis, le chercheur demande à des volontaires d’influencer des lancers de dés. Il annonce des écarts au hasard. D’autres chercheurs critiqueront toutefois ses protocoles.
Nina Koulaguina
Des caméras filment cette Soviétique en train de déplacer de petits objets sur une table. Les images font le tour du monde. Mais aucun test indépendant et strict ne confirme ses facultés.
Les générateurs de hasard
Le physicien Helmut Schmidt remplace les dés par des générateurs de nombres aléatoires. Les sujets doivent désormais « pousser » la machine par la pensée.
Uri Geller à la télévision
Johnny Carson invite le célèbre tordeur de cuillères dans son émission. Sur les conseils du magicien James Randi, la production fournit ses propres accessoires. Ce soir-là, rien ne se produit.
Le projet Alpha
James Randi envoie deux jeunes illusionnistes dans un laboratoire de parapsychologie. Pendant des années, ils passent pour des sujets doués. Le canular révèle ainsi la faiblesse des protocoles.
Le laboratoire de Princeton
L’ingénieur Robert Jahn fonde le PEAR à l’université de Princeton. Son équipe mesure de minuscules écarts statistiques. Cependant, d’autres laboratoires ne parviennent pas à les reproduire.
Le verdict américain
Le Conseil national de la recherche des États-Unis rend un rapport commandé par l’armée. Sa conclusion est nette : aucune justification scientifique, en 130 ans de recherches.
La grande méta-analyse
Trois chercheurs compilent 380 études menées avec des générateurs de hasard. Ils trouvent un effet, mais infime, que les études négatives jamais publiées pourraient suffire à expliquer.
Pourquoi les preuves ne convainquent pas
D’abord, l’effet mesuré reste minuscule : environ 51 % de réussite, au lieu des 50 % attendus par hasard. Ensuite, les résultats changent d’un laboratoire à l’autre. Enfin, les études ratées finissent souvent au fond d’un tiroir, ce qui fausse la moyenne.
En science, un phénomène existe quand n’importe quelle équipe peut le reproduire. Or la télékinésie échoue à ce test depuis 1934. C’est pourquoi je ne vous dirai jamais que la science l’a prouvée. Pourtant, j’y crois fortement, et je vous dis plus bas ce que j’en pense. Vous trouverez d’ailleurs le détail de ces critiques sur la page Psychokinèse de Wikipédia.
La seule télékinésie prouvée passe par des électrodes
Il existe pourtant une façon bien réelle de déplacer un objet par la pensée. Elle ne doit rien au paranormal : ce sont les interfaces cerveau-machine.
En 2012, une équipe américaine publie un résultat historique dans la revue Nature. Une femme tétraplégique, équipée d’un implant cérébral, pilote un bras robotisé par la pensée. Elle saisit alors une bouteille et boit seule, pour la première fois depuis près de quinze ans.
Depuis, la recherche avance vite. En 2024, le premier patient implanté par la société Neuralink a déplacé un curseur et joué aux échecs par la seule pensée. Ainsi, la fiction de Stephen King devient peu à peu une affaire de médecine. J’aborde cette frontière dans mon article sur la magie quantique.
Poltergeist : la vraie Carrie est peut-être un esprit frappeur
Si la télékinésie de laboratoire déçoit, le terrain raconte autre chose. Depuis des siècles, des familles décrivent des coups dans les murs, des objets qui volent et de la vaisselle qui se brise. On appelle cela un poltergeist, c’est-à-dire un « esprit frappeur » en allemand. J’ai notamment étudié le dossier de la maison qui saigne à Saint-Quentin.
Or, dans beaucoup de ces dossiers, un détail revient : un enfant ou un adolescent vit au centre des phénomènes. C’est pourquoi le parapsychologue américain William Roll a proposé une autre lecture. Selon lui, il ne s’agit pas d’un fantôme, mais d’une psychokinèse spontanée, liée à une personne vivante et sous tension. Rien à voir, donc, avec une apparition comme la Dame Blanche.
Autrement dit, une Carrie involontaire. Stephen King connaissait ces récits, et son roman pousse simplement l’hypothèse jusqu’au bout.
Rosenheim et Enfield : deux dossiers, deux jeunes filles
Le cabinet d’avocat de Rosenheim
En Bavière, les lampes se balancent, les ampoules éclatent et le téléphone s’affole. Le parapsychologue Hans Bender enquête sur place. Selon lui, tout se produit en présence d’une secrétaire de 19 ans, puis cesse à son départ.
La maison d’Enfield
Dans la banlieue de Londres, des meubles bougent et des coups résonnent pendant des mois. Les phénomènes se concentrent autour de Janet, 11 ans. Le dossier divise encore, car certains y voient une supercherie d’enfants.
Les Warren à Enfield : quand le poltergeist inspire le cinéma
Les époux Warren se sont d’ailleurs rendus à Enfield. Je le raconte dans mon dossier sur Ed et Lorraine Warren. Leur passage a ensuite inspiré le film Conjuring 2.
Dans le même esprit, lisez mes dossiers sur Demon House et sur les poupées hantées.
En effet, Conjuring 2 : Le Cas Enfield est sorti en 2016. Ainsi, bien avant la Carrie de 2026, le cinéma puisait déjà dans ces dossiers.
En France : l’affaire Rozier, que j’ai rouverte sur place
La France possède aussi son dossier. En mai 1930, à Seyssuel, en Isère, la famille Rozier voit son quotidien basculer. Objets projetés sans contact, vaisselle brisée, bruits violents : les témoins décrivent une force invisible.
Surtout, un gendarme, Émile Tizané, consigne les faits avec méthode. Il ne conclut ni au fantôme, ni à la supercherie. Avec Didier Santiago, j’ai donc rouvert ce dossier, et nous avons tourné un reportage à Seyssuel. Nous avons consacré une émission Kurious Anima à cette affaire. Je vous invite donc à la regarder, puis à lire mon enquête sur la maison hantée de la famille Rozier.
Que retenir de ces trois affaires ? D’abord, aucune ne prouve la télékinésie. Ensuite, toutes décrivent le même décor : un foyer sous pression, avec des enfants ou des adolescents au milieu. Enfin, ce décor est exactement celui de Carrie.
Peut-on apprendre la télékinésie ? Ce que valent les exercices
Chaque mois, des centaines d’internautes cherchent comment apprendre la télékinésie. Des vidéos promettent en effet de faire tourner une petite hélice de papier par la seule concentration. D’autres font rouler un stylo. Je comprends cette curiosité. Cependant, je vous dois une réponse honnête.
Ces exercices fonctionnent, mais pas pour la raison annoncée. En effet, une hélice de papier posée sur une aiguille est d’une légèreté extrême. Le moindre souffle la fait donc tourner.
Ce qui fait vraiment bouger l’objet
La chaleur de vos mains
Vos paumes réchauffent l’air. Cet air chaud monte et crée un courant invisible, qui suffit à entraîner le papier.
Votre souffle et les courants d’air
Une respiration, une porte, un radiateur : l’hélice réagit à tout. Voilà pourquoi elle tourne mieux quand vous vous penchez sur elle.
L’électricité statique
Un stylo ou une paille frottés attirent les objets légers. C’est de la physique de collège, pas un pouvoir.
Le test honnête en quatre étapes
Couvrez l’objet
Placez l’hélice sous un saladier en verre retourné. Ainsi, les courants d’air disparaissent.
Éloignez vos mains
Tenez-les à trente centimètres du verre, puis derrière votre dos.
Filmez sans interruption
Une caméra fixe, un seul plan, aucune coupe au montage.
Recommencez dix fois
Notez chaque essai, les réussites comme les échecs.
Si l’hélice tourne encore dans ces conditions, vous tenez quelque chose d’intéressant. Dans le cas contraire, vous aurez appris davantage qu’avec n’importe quelle méthode payante. D’ailleurs, méfiez-vous de quiconque vous vend une formation à la télékinésie. À ma connaissance, personne n’a jamais réussi ce test devant des observateurs indépendants.
Ce que Carrie dit de vrai : la colère qui n’a nulle part où aller
Voici, selon moi, le cœur du sujet. Carrie ne fascine pas à cause des portes qui claquent. Elle fascine parce que chacun a connu, un jour, une humiliation qu’il aurait voulu renvoyer au monde entier.
Dans les dossiers de poltergeist comme dans le roman, tout part d’une émotion sans issue. D’abord, une jeune fille que personne n’écoute. Ensuite, une honte qu’on lui impose. Enfin, une colère qu’elle n’a pas le droit d’exprimer.
Ma conviction : je crois à la télékinésie
Pour ma part, je crois fortement à la télékinésie. La science ne l’a pas démontrée, et je vous l’ai dit sans détour. Pourtant, une preuve qui manque ne prouve pas qu’un phénomène n’existe pas.
De plus, je sais qu’une émotion étouffée finit toujours par faire du bruit. C’est pourquoi la version de 2026, avec ses téléphones et ses vidéos virales, me paraît si juste.
Vous vous sentez différent ? Cela ne fait pas de vous Carrie
Pressentir un événement, ressentir l’ambiance d’un lieu, rêver d’une personne juste avant son appel : ces expériences sont fréquentes. Pourtant, elles n’ont rien à voir avec la télékinésie. Elles relèvent plutôt de l’intuition, de la clairvoyance ou de la médiumnité. Certains entendent même des messages : c’est la clairaudience.
Si vous vous reconnaissez, commencez donc par mon test gratuit « Suis-je médium ? ». Vous pouvez ensuite lire mon guide sur la clairvoyance. Vous préférez en parler de vive voix ? Mon équipe et moi vous répondons alors en consultation avec un médium en ligne, ou en voyance par téléphone.
Enfin, le cinéma paranormal vous passionne ? Je démêle aussi le vrai du faux dans d’autres dossiers. Lisez par exemple La Nonne, L’Emprise et l’affaire Doris Bither, ou encore cinéma et ésotérisme.
Vrai ou faux ? Testez vos connaissances sur la télékinésie
Vous avez tout lu ? Alors vérifions ensemble. Voici six affirmations sur Carrie et la télékinésie. À vous de trancher : vrai ou faux ?
Résumé : ce qu’il faut retenir de Carrie et de la télékinésie
Carrie n’est pas une histoire vraie. En revanche, Stephen King s’est inspiré de deux lycéennes harcelées, et son roman fait écho aux récits de poltergeist.
Aucune expérience n’a démontré la télékinésie de façon reproductible, malgré près d’un siècle de recherches. Aujourd’hui, seules les interfaces cerveau-machine permettent de déplacer un objet par la pensée.
La série de Mike Flanagan arrive sur Prime Video le 7 octobre 2026. Elle transpose l’histoire à l’ère des réseaux sociaux et explore le gène TK.
Ma conviction : je crois fortement à la télékinésie, même si la science ne l’a pas encore démontrée.
Enfin, les dossiers de terrain, de Rosenheim à Seyssuel, posent toujours la même question. Que devient une émotion que personne n’écoute ?
FAQ : vos questions sur Carrie et la télékinésie
Non, pas à ce jour. Depuis les premières expériences de J. B. Rhine en 1934, aucune étude contrôlée n’a démontré la télékinésie de façon reproductible. Les effets mesurés en laboratoire restent infimes, environ 51 % de réussite contre 50 % attendus par hasard, et ils disparaissent quand d’autres équipes refont l’expérience. La communauté scientifique la considère donc comme une pseudoscience.
La télékinésie, aussi appelée psychokinèse, est la faculté supposée de déplacer ou de déformer un objet à distance, par la seule force de la pensée, sans contact physique. Le mot vient du grec têle, « loin », et kinêsis, « mouvement ». Il apparaît à la fin du XIXe siècle, à l’époque du spiritisme et des tables tournantes.
Par la pensée seule, rien ne le prouve. En revanche, c’est possible avec une interface cerveau-machine : en 2012, une femme tétraplégique équipée d’un implant cérébral a piloté un bras robotisé pour boire seule, et en 2024 un patient implanté a déplacé un curseur d’ordinateur par la pensée. Il s’agit de médecine, pas de paranormal.
La télépathie désigne la perception directe de la pensée d’une autre personne : elle concerne l’information. La télékinésie désigne l’action de l’esprit sur un objet : elle concerne la matière. La parapsychologie étudie les deux, mais la science n’en reconnaît aucune.
Non. Carrie White est un personnage de fiction. Cependant, Stephen King raconte dans son essai Écriture : Mémoires d’un métier s’être inspiré de deux camarades de lycée, mises au ban de leur classe. De plus, la télékinésie d’une adolescente fait écho aux dossiers de poltergeist, où les phénomènes se concentrent souvent autour d’un jeune.
La série Carrie de Mike Flanagan sort le 7 octobre 2026, en exclusivité sur Prime Video. Les huit épisodes sont mis en ligne le même jour. Elle n’est donc pas disponible sur Netflix. Summer H. Howell y incarne Carrie White, et Samantha Sloyan joue sa mère, Margaret.
Aucune méthode n’a jamais fait ses preuves. Les exercices populaires, comme faire tourner une hélice de papier ou rouler un stylo, s’expliquent par la chaleur des mains, les courants d’air et l’électricité statique. Pour le vérifier, placez l’objet sous un récipient en verre, éloignez vos mains et filmez la scène sans coupe.





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