Magnétiseurs, guérisseurs et hypnotiseurs. Et si c’était vous ? 

Depuis une dizaine d’années, des pratiques thérapeutiques qualifiées d’alternatives ou de non conventionnelles, voire de para-scientifiques, démontrent leur efficacité en laboratoire et récoltent la confiance des consultants.

Longtemps marginale, voire montrée du doigts car en marge de la médecine conventionnelle, les magnétiseurs, coupeurs de feu, guérisseurs et anciennement rebouteux dont je parle allègrement au sein de mon livre Les portes de l’esprit, gagnent la confiance de plus en plus d’adeptes.

L’esprit possède-t-il une “force”, des “pouvoirs” dont les effets bénéfiques, voire guérisseurs, sur le corps ne souffriraient plus aucune discussion ?

Longtemps la science a cherché les preuves de l’existence d’un tel lien entre “l’âme et le corps”, que d’aucuns prétendaient parfaitement avéré, au point d’en faire bénéficier ceux qui, se détournant de la médecine traditionnelle, venaient les trouver pour aller mieux.
Crédulité ? Charlatanisme ? Risque de faire naître de faux espoirs, voire d’empirer les choses en détournant de traitements ayant démontré leur efficacité ? Pourtant, des cas témoignaient d’indéniables effets thérapeutiques par on ne savait quel pouvoir de l’esprit sur le corps. Ce qui, dès lors, pouvait laisser sceptique.

Les choses changent ! Car depuis une dizaine d’années, des pratiques thérapeutiques qualifiées d’alternatives ou de non conventionnelles, voire de para-scientifiques, démontrent leur efficacité en laboratoire.

Mieux : elles font désormais une (timide) percée dans l’arsenal médical classique ! Ces pratiques ont un point commun : elles confèrent à la pensée un pouvoir extraordinaire, celui de soigner le corps – cerveau compris – sans aucun autre traitement que l’activité même du cerveau.

Même si certaines recherches ont été directement menées avec le dalaïlama et des méditants tibétains, la méditation peut se pratiquer indépendamment de la religion bouddhique dont elle est issue.

Le terme recouvre une grande diversité d’entraînements mentaux, mais c’est surtout la méditation dite “de pleine conscience” qui suscite aujourd’hui l’intérêt des chercheurs et des médecins.
Cette pratique, qui exige un entraînement quotidien, consiste à élargir progressivement le champ de son attention jusqu’à être totale ment conscient de l’instant présent et de ce qui est ressenti : sensations internes, pensées, perceptions, bruits…

Sans oublier ce que vous pouvez induire vous même, par votre seule volonté ! Cet effet placebo, qui est ce phénomène qui veut qu’un composé inerte, dénué de substance active, parvienne à engendrer non seulement un mieux-être, mais aussi des bénéfices thérapeutiques réels chez un patient. Ou qu’un médicament produise plus d’effets que prévu.

Voire qu’un acte chirurgical factice améliore l’état de santé du patient ! Lié le plus souvent à un médicament, l’effet placebo peut se produire après n’importe quelle prise en charge thérapeutique.

En gros, c’est prendre le contrôle d’activités de son cerveau dont on n’a habituellement aucune conscience, c’est ce que permet le neurofeedback.

Tombée en disgrâce dans les années 1970 et 1980, mais qui fait depuis une dizaine d’années un retour remarqué aux Etats-Unis : le neurofeedback. Ce nom barbare désigne une technique assez simple, qui s’apparente à de la musculation mentale (lire l’encadré ci-dessus).

Elle est issue des travaux menés en 1958 par Joe Kamiya à l’université de Chicago. Grâce à un électroencéphalographe (EEG) mesurant en temps réel l’activité du cerveau, le psychologue remarque qu’on peut apprendre à émettre certaines ondes cérébrales sur commande.

Dix ans plus tard, le neuro-scientifique Barry Sterman, à l’université de Californie, montre que des chats entraînés à contrôler leur activité cérébrale résistent mieux aux crises d’épilepsie. Des résultats bientôt reproduits chez l’homme. L’engouement est immédiat.

Cet effet bien connu est généré par la suggestion et l’attente d’un bénéfice thérapeutique lié à un traitement, indépendamment de son action chimique directe.
Sa découverte remonte à la Seconde Guerre mondiale, quand, sur le front d’Italie, l’anesthésiste Henry Beecher injecte aux blessés une solution saline à la place de la morphine dont le stock est épuisé.

Il s’aperçoit que cette solution dénuée de principe actif réduit pourtant la douleur chez de nombreux patients.
Dès la fin des années 1980, à la faveur d’un dialogue entre le bouddhisme et la science, un nouveau champ d’étude voit le jour, celui des neurosciences contemplatives. Il est aujourd’hui en plein essor.

Que le corps et l’esprit soient étroitement associés n’est pas une idée neuve.

Dès l’Antiquité, le médecin Galien soutenait que des fluides faisaient circuler l’information entre le corps et le cerveau. Et si Descartes est souvent convoqué comme celui qui aurait définitivement séparé la pensée du corps, c’est par erreur. 
Bref, le cerveau et ses capacités n’a pas fini de nous surprendre et en apprendrez plus au sein de mon livre Les portes de l’esprit sur le sujet.

Article d’Olivier Bernard, auteur.

Qui est Olivier Bernard ?

Olivier Bernard auteur des livres : Les lueurs célestes et Les portes de l'esprit

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