Bien connu des consultants, des apprentis cartomanciens et magnétiseurs, Jean-Didier est devenu une figure emblématique de la voyance et du paranormal. Auteur de nombreux ouvrages, j’ai voulu en savoir plus sur mon acolyte du libre antenne spécial paranormal.

Bonjour Jean-Didier et merci d’avoir accepter cette interview ! Je suis ravie de pouvoir échanger une nouvelle fois avec toi.

 

Jean-Didier avez-vous un don ?

Jean-Didier invité sur le plateau de BFM TV

 
Je ne sais pas si c’est un don, ce que je sais, c’est que je suis médium de naissance et que je vis avec depuis bientôt 50 ans, (ce qui n’est d’ailleurs pas tous les jours facile). Un médium est comme une éponge qui capte et absorbe tout et devient donc par définition un être hypersensible qui va utiliser ou pas un certain nombre de choses comme support de voyance.

Le support est donc pour moi un élément intermédiaire entre la voyance et moi. Grâce à cela, j’ai la chance d’avoir des facultés auditives, « clairaudience », et visuelles, « clairvoyance ». Maintenant, le tarot de Marseille reste quand même mon support de voyance de prédilection. Après, l’intuition se développe par une pratique quotidienne, un peu comme un musicien qui fait ses gammes. Plus on pratique, plus on développe ses capacités, plus on les aiguise.

Comment tirer le tarot de Marseille ? avec Jean-Didier auteur et médium

A quel âge avez-vous pris conscience de cela ?

 

Comme beaucoup de médium, à la suite d’un choc émotionnel important, j’ai développé des facultés médiumniques. En fait, j’ai perdu ma maman à l’âge de 15 ans, et j’ai vu son décès quelques semaines auparavant. Tout cela m’a plongé dans une hypersensibilité déstabilisante.

J’ai alors passé quelques années à gérer mes flashs, mes ressentis, avant de me décider à étudier le tarot de Marseille pour compléter et développer mes flashs. Le reste, c’est la vie qui s’en est chargée.

Une rencontre importante avec une médium professionnelle vers l’âge de 25 ans, qui m’a confirmé mon don et conseillé de me lancer dans la voyance en me disant « c’est votre voie la voyance, d’ailleurs, dans les années à venir vous allez devenir un médium célèbre ! ». Depuis, je suis intimement convaincu que les gens qui sont sur notre route ne le sont pas par hasard.


Comment  avez-vous démarré votre activité de Voyant  Professionnel ?

Jean-Didier médium invité sur NRJ par Cauet

 

Dans les années 80/90, je travaillais dans une radio libre en qualité d’animateur, comme presque tous les jeunes de cette époque. Et la nuit, j’étais DJ dans les discothèques. J’avais 25 ans c’était enfin la liberté d’expression pour tous.

Mais je pratiquais également  la voyance dans les couloirs de cette radio FM, alors qu’à la même époque Didier Derlich était lui sur « RTL ». Mon patron, a eu alors une idée originale : me mettre à l’antenne comme voyant tous les samedis matins !!!

A partir de là, tout a été très vite. Je me suis retrouvé en peu de temps sur le réseau Normand « RVS » avec 4 heures d’émission tous les matins avec comme animateur Bruno Gilbert devenu d’ailleurs depuis une célèbre voix de la radio « Nostalgie ». Puis, quelques mois plus tard, j’ai même effectué mes premiers pas à la télé dans l’émission « Mystères » sur TF1 aux côtés de l’animateur Alexandre Baloud.

Etes-vous Voyant, Médium, Tarologue ou Numérologue ?

 

Je suis un peu tout cela à la fois, Je crois que, quand on a plus de 30 ans de métier et une série de livres à son actif, on a forcément touché à toutes ces disciplines. A côté de cela, je suis devenu médium à la suite d’un événement dramatique à l’âge de 15 ans. Puis, dans les années qui ont suivi, j’ai décidé d’utiliser un tarot de Marseille comme support divinatoire.

Au fil du temps, c’est devenu pour moi un outil indispensable ainsi qu’un porte bonheur personnel. Puis dès mes débuts, j’ai eu la chance d’avoir une maison d’édition comme « Bussière » qui m’a fait tout de suite confiance en me confiant l’écrire de nombreux ouvrages ésotérique. Nous avons d’ailleurs fêter en 2020 nos 30 ans de collaboration avec le Best-Seller “Comment tirer le tarot de Marseille”.

 

Il y a-t-il des contraintes à vivre dans cet état ?

 

Je pense les médiums sont sollicités en permanence. Il faut simplement gérer son temps, gérer son activité et savoir dire stop quand il le faut. Il est certain que nous voulons tous toujours bien faire pour aider notre prochain, seulement nous ne sommes pas des « Monsieur superman » et nous avons une vie comme tout à chacun (ce que parfois les clients ont d’ailleurs tendance à oublier).

Et puis, nous devons nous économiser et nous ressourcer beaucoup plus que d’autres personnes. Il est important d’être toujours en pleine possession de ses moyens et de ses capacités médiumniques pour faire une bonne consultation. C’est pour cela que je consulte une journée sur deux, une journée pour les clients et une journée pour moi.

 

L’image que vous donnez, via les médias, est-elle fidèle à ce que vous êtes vraiment ?

 

Une chose est certaine, dans ce métier on ne peut pas tricher ! Je donne beaucoup de moi, de ma personnalité, tout en essayant de rester le plus fidèle possible à ce que je suis dans la vie de tous les jours. D’ailleurs les gens qui me connaissent bien, me disent toujours : « Pour nous il n’y a pas de différence entre le Jean-Didier de la vie de tous les jours et le Jean-Didier de la télé ».

À mon sens, c’est le plus beau compliment que l’on puisse me faire … Puis vous savez, je suis également un grand passionné de la communication. J’ai vraiment envie de donner, de partager et cela, je crois que les gens le sentent bien. Il y a quelques années un journaliste de Cosmopolitan a écrit sur moi : « Jean-Didier a également un don de communication ». J’ai été aussi touché qu’un compliment sur mes voyances ! Surtout venant d’un journaliste.

 

De quelle manière percevez-vous vos prédictions ?

 

Comme je le disais au début de cette interview, j’ai la chance depuis toujours de faire de la clairaudience et de la clairvoyance. Je vois donc, comme je peux entendre. Cela peut venir comme cela sans que je ne demande rien, comme cela peut venir en consultant mon tarot de Marseille. Encore une fois je vais privilégier mon tarot pour plusieurs raisons.

La première, c’est que le tarot me donne toujours une base concrète de départ. La deuxième, c’est qu’il est moins fatigant de travailler avec un support de voyance que sans support. La troisième, c’est que la tarologie me permet toujours d’apporter des éléments qui confirment mes flashes de voyance.


Arrivez-vous à vous concentrer facilement sur un plateau télé ?

 

J’ai une chance incroyable de stresser avant les émissions, mais jamais pendant. Je crois que j’utilise ce stress comme un stress positif, qui me donne une énergie à toute épreuve.

J’ai pourtant fait des émissions avec une pression énorme comme par exemple « Normal paranormal » à 20 h 50 en prime time quand Stéphane Rotenberg, me reçoit sur son plateau en me disant « Cela fait 1 an ½ que nous cherchons un voyant pour faire des voyances en direct sur le plateau de M6 face un psychiatre personne n’a jamais accepté » …

Sur le coup, dans ma petite tête je me suis dis que j’étais complètement fou, puis j’ai répondu : « Je vais essayer !!! »…. Mais, je vais vous faire une confidence, J’adore relever les défis, cela me booste et me force à aller chercher le meilleur de moi la ou je ne pense pas le trouver.

 

Rendre la voyance accessible par les médias, c’est savoir prendre des risques ?

 

Je pense effectivement que dans cette profession il faut savoir prendre des risques. Mais attention, les médias peuvent faire et défaire très facilement les choses. Alors il ne faut pas mettre les pieds n’importent ou et faire n’importe quoi, juste sous prétexte de passer à la télévision.

De mon côté, j’aime les défis et la mise en danger. J’ai l’impression d’être beaucoup plus performant dans ces moments-là. C’est ma façon à moi de donner le maximum en voyance et de vivre la voyance. Je sais que je vais devoir me dépasser et donner le meilleur de moi, alors je fonce. Pas le temps de réfléchir et d’être dans le mental, du coup je reste connecté à mon intuition et à mes émotions.

Par contre, je n’aime pas faire de la voyance à la chaine devant une caméra de télévision. Je préfère de loin effectivement relever des défis.

 

Pensez-vous que les médias ont changés de regard vis-à-vis de la voyance ?

 

Première remarque, l’arrivée du câble et de la TNT a créé il y a quelques années une forte demande en terme de programme et de différence. Cap 24 a ouvert le bal avec « Voyance en direct », a suivi iDF1 avec « id Voyance », Vivolta petite chaîne de canal plus, ainsi que les grandes chaînes, comme TF1 avec « La soirée de l’étrange », et M6 avec « Enquêtes extraordinaires » ont suivis très rapidement …. Maintenant, la télévision se tourne beaucoup plus vers le paranormal avec “Normal Paranormal” sur M6 et “Enquêtes Paranormales” sur C8 …

Ma deuxième remarque, se porte directement sur les sociétés de productions audiovisuelles. En effet, depuis 2 ans la télé me contacte beaucoup plus en me demandant de cautionner leurs émissions, pour donner plus de crédibilité à leurs sujets.

J’interviens donc maintenant comme expert ou consultant. Chose impensable il y a encore 5 ans en arrière. C’est une très bonne évolution vers plus de professionnalisme du côté des médias comme du côté des voyants. De ce fait, les clients peuvent enfin s’y retrouver.


Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite consulter ?

 

 

Je pense qu’il faut venir sans aucun a priori et en étant le plus détendu possible. Surtout pas dans un esprit de mettre le médium au défi. J’ai vu très souvent cela, et malheureusement, du coup, cela génère des énergies très négatives qui perturbent la consultation.

Le médium n’est pas non plus un surhomme qui va régler tous vos problèmes avec une baguette magique. Je considère que nous sommes plus là comme un avertisseur qui va baliser la route de son consultant. A aucun moment, nous ne devons prendre des décisions à la place de notre client ou devenir sa béquille.

Le consultant doit venir chercher des informations qui vont l’aider à y voir un peu plus clair, tout en restant détaché de cela. A aucun moment la consultation ne doit également influencer le client.

 

Selon vous, la fonction de voyant est-elle en train de changer ? L’attente des consultants évolue-t-elle ?

 

La roue du tarot / Auteur Jean-Didier médium

 

Pour mon cas précis, pour les autres je ne sais pas, je ne vois pas de grand changement dans la fonction de voyant. Les préoccupations des clients ont toujours été plus ou moins les mêmes, la seule chose qui change, c’est que les inquiétudes sont plus fortes et plus grandes avec la crise et la Covid 19.

Par contre, comme la profession compte de plus en plus de voyants en tous genres, j’ai noté que les consultants recherchent quand même de plus en plus des voyances de plus en plus précises. Il y a une certaine forme d’exigence de qualité de ce côté-là. Ce qui à mon sens est plutôt une très bonne évolution.

Il reste également une forte demande sur les dates de réalisation des voyances. Les consultants demandent presque systématiquement à quelle date précise vont arriver les évènements annoncés. C’est à mon sens ce qu’il reste de plus difficile à faire en matière de voyance. Parfois, nous avons la chance de percevoir des dates, mais pas tout le temps malheureusement.

 

Avez-vous des amis dans le monde de la voyance ?

 

Il est très difficile d’avoir de vrais amis dans le monde de la voyance, car c’est un monde complètement à part. De plus, les professionnels de la voyance sont souvent des solitaires très occupés. Malgré tout, j’ai quelques amis de longue date. J’aime d’ailleurs régulièrement les réunir tous ensemble pour faire des soirées retrouvailles. Cela permet, d’une part, de ne pas perdre contact, et d’autre part, d’échanger sur nos métiers à bâton rompu.

Il est également important de pouvoir parfois faire un genre de débriefing de nos consultations entre nous. Nous sommes souvent seul face à la réalité de nos consultations, et il est bon de pouvoir se décharger de ce point un peu comme le font les psys entre eux.

 

Quelles améliorations aimeriez-vous voir apporter à la fonction de voyant ?

 

Je n’ai pas la prétention de pouvoir faire changer les choses, mais il me semble qu’il serait temps de réglementer la profession. Je sais que cela n’est pas simple, mais il va bien falloir trouver une solution. Et même si, pour l’instant, il y a des pseudos associations représentant les voyants, cela ne me semble pas sérieux. La plupart sont juges et parties et cela n’est pas possible. Et aujourd’hui, ce n’est pas parce qu’un voyant paie une cotisation annuelle à une association de voyants qu’il est bon ou meilleur que les autres.

Pensez-vous avoir une mission ?

 

J’ai du mal avec ce mot « mission » car il me semble chargé de prétention. Humblement, pour ma part, je pense être là pour donner des clés aux gens qui ont besoin. Je fais très nettement la différence entre l’aide, l’écoute, la transmission des connaissances et le rôle que je joue dans la vie de ma clientèle.

Je ne veux surtout pas devenir une béquille pour certains ou une addiction pour d’autres. Il est pour moi important de savoir où se trouve sa vraie place et surtout savoir y rester. Cette profession fascine et interpelle, il est très facile dans jouer ou de prendre le pouvoir sur les gens. C’est d’ailleurs souvent les pseudos professionnels qui en abusent et qui font du tord à notre profession.

Quel a été votre plus belle expérience en tant que voyant ?

 
Il n’y a pas une expérience en particulier, c’est tout d’abord la chance de pouvoir exercer un métier qui me passionne depuis plus de 30 ans. C’est également la chance de rencontrer des gens formidables quelque soit leur niveau social. C’est aussi le bonheur de pouvoir transmettre un savoir et un peu d’espoir. Et surtout le sentiment d’apprendre des autres continuellement.

J’aime pouvoir me dire qu’hier la vie m’a enseignée pleins de choses et que demain il en sera encore de même. En fait, chaque jour est une expérience nouvelle.

 

Comment voyez-vous votre avenir ? Et, est-il possible de voir pour soi-même ?

 

Les cordonniers sont les plus mal chaussés, mais j’ai tendance à me voir vieillir justement en développant des programmes pour la télé ou pour internet dans lesquels je pourrais plus jouer un rôle de présentateur ou de journaliste du paranormal plus que de voyant au sens propre du terme.

Maintenant, voir pour soi-même reste un exercice difficile car dans ce cas je pense ne pas être objectif. Puis, le peu de fois où j’ai pu voir des choses me concernant, celles-ci se sont avérées négatives. Vous comprendrez pourquoi maintenant, du coup je ne cherche plus trop à voir pour moi-même.

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Pour en savoir plus sur Jean-Didier, visitez le site : jean-didier.com

Merci Jean-Didier d’avoir répondu à mes questions avec la franchise et l’honnêteté qui te caractérise ! Je te donne rendez-vous très bientôt pour un nouveau libre antenne paranormal.

 

 Par Sophie Vitali pour le magazine Infinità /juin