Un oracle n’est pas que des cartes !

Créer son propre oracle avec Marc Neu

Devenez le créateur de votre propre outil de communication divine !

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Un oracle est un outil de communication entre les hommes et les dieux. C’est souvent sous forme de cartes que se présente un oracle, mais il peut tout aussi bien être créé sur n’importe quel autre support. Créer son propre oracle vous enseigne à devenir vous-même le vecteur de cet échange, pour vous découvrir et apprendre à dialoguer avec le monde invisible.

Un oracle peut prédire, guider et aider !

Grâce à ce livre, apprenez à créer un outil d’exploration de votre for intérieur, de vos forces, de vos faiblesses, de votre avenir. Sorti de son contexte prédictif, l’oracle devient un guide pour suivre la bonne voie, offre du soutien thérapeutique et favorise l’évolution spirituelle.

L’auteur, Marc Neu, vous entraîne pas à pas dans la création de votre oracle personnel :

  • Découvrez l’histoire des oracles et de la divination en général ;
  • Définissez vos symboles et apprenez à les représenter ;
  • Choisissez le bon support (papier, bois, coquillages, galets, cristaux…) ;
  • Comprenez tout sur les tirages et comment créer les vôtres ;

Des réponses à vos questions les plus personnelles et intimes vous attendent et votre oracle a hâte de vous les transmettre…

Qu’est-ce qu’un oracle ?

Quand on demande autour de soi ce qu’est un oracle, la première réponse est généralement : « un jeu de cartes ». Le terme d’oracle est entré dans notre quotidien et sa signification réelle s’est perdue dans le sens commun.

Selon l’Académie française, gardienne de notre langue et de son évolution, le terme « oracle » nous arrive du xiie siècle du latin oraculum, « parole d’un dieu », dérivant lui-même du verbe orare, « parler ».

Les hommes étaient toujours plus curieux de recevoir les paroles des dieux. Les hommes trouvaient par eux-mêmes des moyens de consulter les dieux sans passer par un prophète en transe dans un sanctuaire sacré.

Pour recevoir les oracles, on recourait à divers procédés, tels que l’observation du vol des oiseaux, le son rendu par un bassin en bronze ou encore le bruissement du feuillage des arbres.

Avec le développement tentaculaire de la chrétienté condamnant la divination, la prédiction passa sous le manteau pour éviter les problèmes. Elle se travestissait souvent en jeux de société pratiqués par des marchands itinérants ou des troubadours ou encore dans des formes acceptables par les autorités religieuses. Les oracles utilisaient alors les outils de ces jeux d’argent pour la divination et ainsi apparaissaient comme les mancies avec les dés, les coquillages, les baguettes, etc.

Oracle des "sortes" de Fortuna | Marc Neu

Avec la Renaissance et le développement culturel, notre société entra en contact avec des traditions différentes. Ces nouvelles cultures imprégnaient les couches sociales à divers niveaux de leurs habitudes exotiques, dont leurs méthodes divinatoires. Perçues comme des modes éphémères, ces techniques étaient tolérées et étudiées par les érudits, souvent religieux. Ainsi se succédaient des influences chinoises, indiennes, amérindiennes, égyptiennes, etc.

Les salons bourgeois suivaient les modes et, entre dames, on se tirait les cartes, on lisait les feuilles de thé ou le marc de café, on s’interprétait les lignes de la main ou on lisait sa carte du ciel. La divination se démocratisa… mais elle perdit son âme. L’oracle est devenu un jeu de salon et, excepté dans les cénacles à l’apparence ésotérique, le contact vertical avec la divinité est rompu.

Comment créer son propre oracle : Qu’est-ce que la divination ?

Qu'est ce que la divination ? Comment créer son oracle avec Marc Neu

La divination repose sur une alliance équilibrée de trois compétences.

1. La nécessité du savoir est importante car elle permet de mettre en mémoire toutes les correspondances possibles liées aux symboles de l’art pratiqué. Sans cet engrangement de connaissances théoriques, le devin ne pourra pas interpréter les signes révélés par l’observation du phénomène étudié (cartes, entrailles d’animaux, vol des oiseaux, etc.).
Le devin doit donc s’astreindre à tout un processus de mémorisation et de familiarisation avec les symboles de son oracle. Plus les symboles seront proches de sa culture et plus ce travail sera facilité.

2. Le savoir-faire s’acquiert par l’expérience. Le devin qui répond à une question politique sans être aux faits des coulisses du pouvoir n’aura pas l’expérience nécessaire pour interpréter le phénomène observé.
Cela implique que tous les devins ont leurs domaines de compétences privilégiés. Mais ces domaines peuvent s’élargir avec le temps et l’expérience. Il devra donc conserver assez d’humilité pour reconnaître ses limites, mais chercher à les repousser sans cesse.

3. Tout le monde n’est pas égal en ce qui concerne l’intuition. Ce facteur, souvent inné et héréditaire, est le plus difficile à développer si la nature ne nous en a pas fait grâce à la naissance.
C’est l’intuition qui permettra de faire le tri entre toutes les correspondances d’un même symbole pour ne retenir que celui qui répondra exactement à la question posée. Sans cette intuition, la consultation deviendra vite un amoncellement de correspondances et de données techniques impossibles à trier.

Le monde tel que je le perçois n’est qu’une projection d’un monde existant dans ma conscience. Mais toutes les consciences sont interconnectées dans une conscience universelle rendant possible l’accès aux informations.

Cette interconnexion ne noie pas les consciences dans un flot de données car chaque conscience garde son point de vue individuel.

L’utilisation d’un oracle, quelle que soit sa forme, aide à se connecter au centre de notre conscience. Cette connexion permet d’accéder aux événements de son futur ou de celui d’un autre triant la masse d’informations disponibles.

Un symbole est une notion personnelle qui permet d’explorer sa propre histoire pour en construire le sens.

Plus ce symbole aura de sens connus dans la conscience de l’utilisateur et plus il sera riche en interprétations.

Mais plus ce symbole prendra de la place dans la conscience et plus il sera naturel à l’utilisateur de s’approcher de l’archétype qu’il représente.

Un oracle ouvert ou fermé ?

La notion fondamentale qui différencie les oracles entre eux est celle d’oracle « ouvert » et d’oracle « fermé ». Un oracle ouvert est un oracle dont les symboles sont un assemblage de différentes notions sans structure fixe. En général, ce type d’oracle essaye de balayer assez large dans les différents domaines de la vie. La caractéristique principale de ces oracles est de pouvoir rajouter des symboles sans déstructurer les oracles eux-mêmes.

Les oracles utilisant les cristaux ou les plantes comme support sont de ce type. Après un premier choix, il sera toujours possible de rajouter des minéraux ou des plantes en leur donnant de nouveaux mots-clés.

Dans un oracle fermé en revanche, c’est différent : en rajoutant un symbole ce serait toute la structure de l’oracle qui s’effondrerait. Par exemple, pour la géomancie, le mode de construction des figures fait qu’il ne peut y en avoir que seize. Pour en rajouter, il faut changer le fondement de l’oracle.

Pareil pour les runes. Chacune étant liée à une partie des Eddas, vouloir en rajouter est impossible d’un point de vue divinatoire. Il y a eu plusieurs alphabets runiques qui se sont succédé, mais le Futhark ancien semble la référence pour le système divinatoire et magique.

Vieux Futhark – chaque ligne correspond à un ætt.

Alors qu’est-ce qui différencie un oracle fermé d’un oracle ouvert ? 

Un oracle ouvert représente une partie d’une cosmogonie alors que l’oracle fermé représente l’ensemble de ladite cosmogonie. Les symboles d’un oracle fermé représentent l’ensemble des choses créées et incréées du monde. Un tel oracle est évolutif dans son interprétation, pas dans sa structure. La structure d’un oracle fermé est toujours construite sur un modèle de la création du monde, quelle que soit sa culture.

Prenons l’exemple de l’Oracle de Belline. C’est un oracle basé sur la vision astrologique des Anciens. Il contient sept familles de sept cartes. Les sept planètes sont la base structurelle de la cosmogonie des Anciens. Il est impossible d’en rajouter sans tout déstructurer. Le mage Edmond, qui en est l’auteur, y a rajouté des cartes liées à la Terre ce qui reste cohérent puisqu’il s’agit du point d’origine de la lecture, le ciel vu depuis la Terre. Mais vouloir y rajouter des cartes de Neptune ou d’Uranus n’aurait pas de sens.

De la même manière, chaque groupe de cartes des sept planètes compte sept cartes. Cela fait écho à la vision des Anciens mais aussi à l’observation de la nature. La lumière blanche est un assemblage de sept couleurs. Chaque carte d’un même groupe représente la décomposition d’une lumière céleste.

Alors qu’est-ce qui est préférable ? Un oracle ouvert ou un oracle fermé ? 

Les grands oracles fermés sont ceux qui ont défié le temps : il doit y avoir une raison. Un modèle du monde est un modèle de la perfection. Même si ce modèle peut être remis en cause par l’histoire ou la science, il inclut l’ensemble de la création, que ce soit en termes matériels ou conceptuels. Il intègre autant le grain de sable que l’archétype de la solitude. Tout y étant représenté, le jeu n’évoluera plus.

L’inconvénient est qu’un symbole va représenter une telle multitude de choses avec la même analogie que l’utilisateur devra puiser dans son intuition pour l’interprétation afin d’extraire la bonne signification.

Les oracles ouverts sont forcément limités à ce que ses auteurs ont voulu représenter dans leur jeu. L’oracle ouvert pourra donc évoluer avec les époques. Mais le message de l’oracle est parfois alambiqué parce que la carte ou le symbole prévu pour la situation particulière du consultant n’existe pas. L’oracle va alors proposer la carte ou le symbole le plus proche.

Il n’y a donc pas de bon ou de mauvais système. Créer un oracle fermé demande du temps, de la réflexion et beaucoup de connaissances pour en construire la structure. Un tel projet ne se conçoit pas en un week-end. C’est souvent déprimant car avant même de prendre un crayon en main, il faut concevoir la structure pendant des semaines ou des mois tout en faisant de nombreuses recherches.

Les quatre familles d’oracles :

Un oracle n’est pas défini par sa forme mais par sa fonction. La forme (ou la présentation) n’est limitée que par votre imagination. Généralement, quand on parle d’oracle, on imagine le jeu de cartes, mais il peut prendre tellement de formes différentes.

Dans ce domaine, je définis les oracles en quatre grandes familles :

Les cartes

L'Oracle de Belline est l'oracle fétiche de Sophie Vitali

Un oracle dont les symboles sont fixés sur des cartes est la forme la plus courante. Cela va des présentations les plus simples avec un mot sur un bout de papier aux œuvres d’art les plus complexes. Cette forme est à la fois pratique et élégante. Le tirage se fait face cachée, donc il est possible de voir ce que l’on fait. La main saisit une carte présentée devant soi et la révélation du symbole se fait en la retournant.

Les cartes permettent d’inclure de très nombreux symboles dans un minimum de place. Il est également possible de créer des sous-catégories d’oracles grâce à cette présentation. Le symbole principal est figuré sur la carte avec d’autres symboles obtenus par une seconde méthode.

Par exemple, sur une carte figure le symbole « Gain » et des chiffres de un à six. Avec un dé lancé après le tirage de la carte, le gain peut être attribué à un domaine spécifique selon le chiffre indiqué par le dé.

La représentation du symbole sur les cartes doit être agréable à l’œil du devin et ne pas choquer ses croyances sous peine de nullité d’effet.

L’Oracle de Belline est une référence majeure dans l’univers de la divination, mais son dessin est brut. 

Il est presque agressif et de nombreux voyants reconnaissent en avoir peur et ne pas pouvoir travailler avec. Ce sentiment négatif bloque le phénomène de divination. Dans ce cas, il faut soit faire un travail sur soi avec cet oracle pour dépasser ses peurs, soit changer de support.

Ces cartes ne sont pas forcément faites de papier. Elles peuvent également être en bois, en plastique, en métal, en pâte polymère, etc. Ce qui définit la présentation en cartes est de pouvoir en faire un paquet à étaler et choisir un ou plusieurs éléments posés devant soi.

Les oracles de saisie :

Cette famille oraculaire est caractérisée par le fait de se saisir d’un élément sans voir à quoi il correspond. Ces éléments sont généralement enfermés dans un sac et la main du devin ou du consultant vient se saisir d’un symbole. L’oracle de saisie se différencie des cartes par la forme de son support mais aussi par le fait que l’on ne peut pas facilement disposer les symboles face cachée.

Par exemple, je peux imaginer un oracle pour lequel je peindrai les symboles sur de petits galets de rivière. Si je disposais ces galets devant moi, je ne pourrais pas le faire face cachée. Je suis obligé de les placer dans un contenant les occultant à ma vue.

Les supports possibles sont illimités et ne dépendent que de vos goûts, de vos moyens et du but de l’oracle. Il est possible de graver des symboles sur des plaquettes en or malgré le prix démesuré de l’oracle. Mais un tel oracle serait idéal pour interroger des anges de la sphère céleste du Soleil dont l’analogie est l’or. Le même oracle serait envisageable gravé sur des plaquettes de bois avec les mêmes symboles mais en ne dorant que ces symboles. Avec cette famille d’oracle tout est envisageable.

Marc Neu : Comment créer son oracle : Les oracles de saisie

Par exemple, lorsque j’ai créé l’Oracle Hoodoo pour faire parler les esprits des ancêtres, je voulais un matériau issu du vivant, mais symbolisant l’ancien et le temps.

J’optai pour un ivoire de mammouth sibérien fossilisé depuis plus de 6 000 ans. Vu le prix de cette matière, je ne l’ai utilisée que pour réaliser mon jeu personnel, les autres sont en céramique fermentée.

Les oracles de jet :

Marc Neu : les oracles de jet | Sophie Vitali

Les oracles de jet sont des éléments qui ne sont pas choisis directement par la main mais jetés devant soi. Ce n’est plus le symbole choisi qui est interprété mais toute la « main » disposée devant soi.

Certains symboles sont visibles, d’autres pas. Certains seront à l’endroit et d’autres à l’envers. Les symboles vont se grouper par contact ou, au contraire, s’isoler. Enfin, les symboles vont « tomber » dans des zones différentes de l’espace de tirage.

Parmi les oracles célèbres de cette famille il y a les cauris africains, les os dans le Hoodoo, la lecture des dés, le lancer d’épingles, etc.

Voilà plusieurs années que j’ai commencé à fabriquer des talismans sous forme de mojo-bag. Dans ces sachets de toile ne doivent être placés que des ingrédients « désignés » par l’esprit protecteur de ce talisman. Je cherchais donc un moyen rapide pour déterminer si tel ou tel ingrédient était le bienvenu. Pour cela, j’ai créé un oracle utilisant quatorze épingles (sept à tête blanche et sept à tête noire).

Le tirage se fait en jetant les épingles dans un plateau de bois, car les épingles rebondissent peu dedans. Les aiguillent pointent soit vers le haut soit vers le bas. Comptez le nombre d’épingles de chaque couleur qui pointent vers le bas. Si une majorité d’épingles blanches pointent vers le bas, c’est que la réponse est « oui ». Si c’est une majorité de noires, c’est que la réponse est négative.

Les oracles immatériels :

Les oracles immatériels sont une famille nombreuse. Dans cette catégorie, se regroupent toutes les formes de divination dont le support matériel ne joue pas le rôle principal. Ils peuvent être catégorisés en trois groupes :

Significations des symboles dans la boule de cristal / Sophie Vitali
  • Les oracles directs :

Ce sont les oracles dont les messages arrivent directement à la conscience du devin sans passer par un support matériel pour s’exprimer. C’est le cas des oracles par possession, comme les pythies ou les prophètes. Les messages perçus durant le sommeil sous forme de rêves, l’intuition, la clairvoyance ou la clairaudience, la médiumnité font également partie de cette catégorie.

  • Les oracles indirects :

Ces oracles sont proches des oracles directs mais nécessitent un support variable pour la formation d’un message. Ils se distinguent des autres oracles en ne laissant pas la possibilité au devin de choisir un élément. Le message s’impose dans la conscience via un support comme un nuage, une boule de cristal ou un miroir.

L’interprétation des éclairs durant un orage, le sens du vent, le vol des oiseaux ou la disposition des entrailles après un sacrifice sont des formes classiques d’oracles indirects.

  • Les oracles abstraits :

Ces oracles catégorisent des forces originelles abstraites, les répertorient, leur donnent leurs sens, définissent leurs interprétations sans qu’aucun support ne les représente. C’est le cas de la géomancie ou du Yi King. Avec ces oracles, l’environnement se conforme à la force présente lors de la consultation et tous les éléments autour du devin incarnent cette force.

L’oracle du « oui – non » faisant appel à la première couleur sur laquelle se porte mon regard fait partie de cette famille d’oracles.

Pour en savoir plus sur Marc Neu …

Cet article est extrait du livre Créer son propre oracle, Marc Neu, éditions Le lotus et l’éléphant, 2022.

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